20 ans de journalisme,
la passion du voyage et des jardins.

Le premier gel a noirci le feuillage de la plupart des plantes herbacées. Il est temps de couper ce feuillage. Je conserve tout ce qui présente encore un intérêt décoratif, feuillages persistants, graminées, ombelles séchées.

2 janvier au jardin

Cette fois, on y est. L’hiver est bien là. Il y a eu quelques flocons de neige en décembre. Mais il a surtout fait un temps calamiteux, le plus sombre depuis la nuit des temps. Le redoux de ces derniers jours a déboussolé certaines plantes. Pour le dîner du réveillon de Nouvel An, Françoise a décoré sa table avec des fleurs d’azalées du Japon cueillies dans son jardin!

Jardin janvier sedum

Des gants, un sécateur et une brouette

Ce matin de janvier, un timide rayon de soleil entre deux averses m’encourage à sortir enfin dans le jardin. Cela fait deux mois que je l’ai abandonné. Mes gants de jardinage sont restés dans la cabane et ils sont humides et glacés. Je les réchauffe quelques minutes sur un radiateur avant d’aller chercher ma brouette et mon fidèle sécateur Felco. Tous les deux doivent avoir au moins dix ans de bons et loyaux services et ils sont increvables.

Jardin janvier pulmonaire
Jardin janvier alchemille
Jardin janvier géranium vivace

Taille ou pas taille?

Il y a bien longtemps, je coupais toutes les tiges aériennes de mes fleurs vivaces en automne, après le premier gel. Aujourd’hui, j’attends fin janvier ou février pour rabattre complètement les touffes. Je profite ainsi du joli spectacle du givre sur les tiges desséchées durant l’hiver. C’est aussi une façon d’offrir un abri à toutes sortes de petites bêtes utiles au jardin.

Jardin janvier sedum

L’ami rouge-gorge

Je ne suis jamais seule quand je jardine. Mon labrador attend patiemment que je veuille bien lui lancer sa balle. Mais je suis surtout touchée par la compagnie d’un rouge-gorge qui ne manque pas de me rendre visite dès que je remue la terre. C’est peut être lui, ou son frère ou son cousin, car chacun défend âprement son territoire. Je le vois surtout en hiver. Il vit en lisière des forêts et dans les haies des jardins. Il se nourrit d’insectes, chenilles, larves, mille-pattes, fourmis, limaces et escargots. A ce titre, c’est un auxiliaire précieux du jardinier. Il n’est pas farouche. Quand je jardine, il sautille entre les plantes dans l’espoir d’attraper des vers de terre.

rouge gorge
rouge gorge
rouge gorge
rouge gorge
rouge gorge
rouge gorge

Sedum, pivoine et cie

J’ai un grand massif de fleurs près de ma maison, avec un mélange de buissons et de plantes vivaces. Il y a des sedums ‘Herbsfreude’, des pivoines dont je ne sais plus le nom, des euphorbes, des verveines bonariensis, des pulmonaires offertes par une amie, des nepetas, des géraniums ‘Rozanne’ et des anémones du Japon blanches et rose nacré. Avec les pluies diluviennes de décembre, les tiges commencent à pourrir et je décide en ce début du mois de janvier de tout couper au ras du sol. J’entasse au fur et à mesure les tiges dans ma brouette.

Jardin janvier
Jardin janvier
Jardin janvier
Jardin janvier

Rose et hortensia

Les fleurs séchées des hortensiasHydrangea macrophylla, commencent aussi à fatiguer. Je coupe juste en dessous de la fleur. Si on coupe trop bas, on prend le risque de supprimer tout espoir de floraison car il est très difficile de faire la différence entre un bourgeon floral ou une future feuille. Les rosiers devront attendre le mois de mars pour une coupe dans les règles de l’art. Mais je raccourci déjà quelques branches trop longues pour équilibrer la silhouette.

Jardin janvier
Jardin janvier

Deux heures plus tard

Mon massif paraît déjà moins abandonné. Il y a encore quelques mauvaises herbes mais j’attends que la terre soit moins mouillée pour les enlever. J’ai aussi laissé en place des myosotis et des camomilles qui se sont ressemés un peu partout et qui fleuriront au printemps. Le rouge-gorge est parti. Je vais déverser le contenu de ma brouette sur mon tas de compost. Je suis ravie de mes retrouvailles avec mon jardin.

 

Janvier au jardin

14 janvier au jardin

Cap vers les dernières feuilles mortes qui restent collées sur la pelouse. Pour les ramasser, j’ai une technique très au point. J’habite au milieu d’un grand bois. Des arbres splendides que je vous ai présentés dans mon reportage sur les hêtres .. Quelques arbres centenaires entourent la maison. Chaque année je vois arriver l’automne avec un peu d’appréhension car il y a des tas de feuilles à ramasser. Le vent en chasse une partie mais le reste doit être rassemblé et évacué dans les bois. Je ne peux pas les mettre dans le compost car elles sont trop acides et trop nombreuses. J’utilise pour les transporter une grande bâche en plastique. Je les rassemble puis je traîne ensuite la bâche chargée de feuillage jusque dans le bois. Cela va beaucoup plus vite que si je devais tout transporter dans une brouette. Le tout est de ne pas trop surcharger la bâche de feuilles humides car alors ça pèse une tonne!  De toute façon, c’est un excellent exercice physique…

Janvier au jardin
Janvier au jardin
Janvier au jardin

L’entrée de ma maison se situe au nord. J’ai quelques pots avec des hortensias et une longue auge garnie de fougères qui sont arrivées toutes seules ainsi qu’une bordure d’alchemilles. Je détache à la main le feuillage brun des fougères ainsi que les alchémilles. Et j’en profite pour ramasser les feuilles mortes et pour ratisser.

 

Jardin janvier pulmonaire
Jardin janvier nepeta
Jardin janvier
Jardin janvier primeveres

19 janvier au jardin

Retour vers le massif de fleurs pour couper au ras du sol les dernières vivaces. Le feuillage des pulmonaires a véritablement fondu en une semaine à cause du gel et de la pluie. Je l’arrache à la main. Pas besoin de sécateur car il est en décomposition. Idem pour le feuillage séché des géraniums vivaces qui se détache facilement. Par contre, j’utilise le sécateur pour couper les tiges séchées des nepetas. Je dégage la touffe qui dévoile déjà quelques petites pousses grises qui se réveilleront au printemps.  J’ai toujours près de moi un seau, le même depuis des années, dans lequel je dépose toutes mes coupes au fur et à mesure du travail avant de les verser dans la brouette. Mon massif est déjà plus propre et je découvre quelques touffes de primevères qui se sont ressemées où bon leur semble.

Jardin janvier cendres de bois

Quand tout est fini, je vais chercher quelques seaux de cendres de bois provenant de notre cheminée et du poêle à bois. C’est un excellent amendement naturel riche en minéraux à décomposition lente, sans risque de surdosage. J’en saupoudre un peu mes vivaces et le pied des buissons qui en profiteront au printemps prochain.

31 janvier au jardin

La neige puis le gel ont pétrifié les plantes. Sur ma terrasse, les géraniums odorants ont définitivement rendu l’âme. Dès qu’il fera meilleur, j’installerai à leur place des primevères. Le lierre panaché, la véronique arbustive, les bruyères, les pensées et la giroflée vont résister au froid. Pour le senecio au feuillage gris et velouté, j’en suis moins certaine.

Janvier au jardin
Janvier au jardin
Janvier au jardin
Janvier au jardin
Janvier au jardin
Janvier au jardin

Voir l’Almanach du jardin en janvier dans la rubrique Jardinage, Travaux de Jardinage, ou cliquez sur le lien.

 

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