Le Jardin Botanique Jean-Marie Pelt est l’un des plus grands jardins botaniques de France.
Jardin botanique de Nancy
Le Jardin Botanique Jean-Marie Pelt se situe sur la commune de Villers-lès-Nancy, au sud-ouest de l’agglomération nancéienne. Il est l’héritier du premier jardin botanique de Nancy créé en 1758 par le duc de Lorraine Stanislas Leszczynski. Ce Jardin des Plantes est enrichi de spécimens rares offerts par l’impératrice Joséphine de Beauharnais en 1805. Un siècle plus tard est créé la Société Centrale d’Horticulture de Nancy. Le secrétariat est confié à Emile Gallé, artiste et éminent botaniste. Autour de 1900, Nancy se donne le titre de Capitale Internationale de la Fleur. La Société organise de nombreuses expositions qui contribuent à mettre en valeur le travail des horticulteurs lorrains tels Victor Lemoine, François Gerbeaux, Léon Simon et Félix Crousse. (voir mon Guide de Nancy et mon reportage sur l‘Ecole de Nancy)

Brugmansia arborea Solanaceae
Jardin botanique du Montet
Le jardin de Nancy devenu trop étroit, un nouveau jardin voit le jour en 1975 dans le domaine du Montet où sont transférées les collections. Les premiers travaux d’implantation du jardin du Montet débutent en 1968 sous l’impulsion du Professeur François Mongenot et de Pierre Valck, Conservateur jusqu’en 1995. Inauguré en 1975 et ouvert au public en 1982, le jardin botanique du Montet devient le Conservatoire Régional pour la conservation des plantes de Lorraine et d’Alsace.

Amaranthus sp. Lin Choi
Jardin botanique Jean-Marie Pelt
En 2016, le jardin botanique est renommé Jardin Botanique Jean-Marie Pelt en hommage au grand scientifique, botaniste et écologiste Jean-Marie Pelt (1933-2015). Le jardin botanique est cogéré par la Métropole du Grand Nancy et de l’Université de Lorraine. La connaissance du monde végétal, la conservation de la flore sauvage et horticole et l’éducation du public correspondent aux vocations fondamentales de ce musée vivant de la botanique. Aujourd’hui, grâce à Jean-Marie Pelt, la Lorraine parle d’écologie et de développement durable.

Un parc de 35 hectares
Le Jardin Botanique Jean-Marie Pelt est aujourd’hui l’un des plus grands jardins botaniques de France. Le parc qui s’étend sur 35 hectares se présente comme un vaste jardin installé dans un vallon. Jardin de l’évolution, roseraie, arboretum, alpinum, potager ornemental, verger conservatoire, collections de conifères, de bambous, de dahlia, d’iris…, une vingtaine de jardins thématiques qui rassemble près de douze mille espèces est aménagé au sein de diverses ambiances paysagères.

Jardin de l’évolution
Située près de l’entrée du Jardin Botanique Jean-Marie Pelt, le jardin de l’évolution raconte l’histoire des plantes depuis la naissance de la vie sur notre planète, avant l’apparition des plantes à fleurs. On y découvre des groupes caractéristiques comme les mousses et les fougères ou les cycas ou le Ginkgo biloba.

Jardin au naturel
Paillage, compostage, engrais verts, amendements organiques, permaculture, plantes mellifères, culture en lasagnes…, cette zone présente les différentes techniques de jardinage écologique. Elle a été pensée comme un outil pédagogique avec des parcelles dédiées à des sessions d’éco-jardinage ou des tables de jardinage adaptées aux personnes à mobilité réduite. (voir mes reportages sur le Jardin bio)

Jardin au naturel
L’histoire des plantes cultivées
Alimentation, médecine, construction, depuis l’époque néolithique à nos jours, l’homme exploite les ressources naturelles végétales. Une parcelle présente les plantes ornementales cultivées dans les jardins depuis le début du 16e siècle. On y découvre aussi les plantes invasives comme la balsamine géante qui se développent au détriment des plantes indigènes. (voir mon reportage sur les Plantes invasives)

Potager ornemental
Le potager ornemental
Ce potager est à la fois ornemental et pédagogique. Il met en valeur les légumes peu connus, anciens, spectaculaires, décoratifs et originaux, souvent méconnus du grand public. Les légumes sont associés aux plantes fleuries qui attirent les insectes auxiliaires, pollinisateurs ou régulateurs de maladies. Saule vivant, constructions en osier, tuteurage en branches, tressages divers… Ces matières recyclées sont issues de déchets de taille du jardin et sont donc purement locales et écologiques. (voir mes reportages sur le Potager bio et sur l’Osier vivant)

Jardin des fleurs
Le Jardin des fleurs
Au centre du Jardin botanique Jean-Marie Pelt, de longues plates-bandes dessinent une palette aux couleurs changeantes en fonction des saisons. Les iris ouvrent le bal au mois de mai, suivis par les hémérocalles en juin et juillet, et enfin les dahlias qui clôturent la saison en fleurissant de juillet jusqu’aux premières gelées.

Dahlias au Jardin des fleurs
Patrimoine horticole lorrain
Une collection est dédiée aux obtentions horticoles lorraines entre le milieu du 19e sicle au milieu du 20e siècle. Plus de 350 cultivars de Begonia, Syringa, Deutzia, Philadelphus, Weigela, Paeonia et Fuchsia obtenus par les maisons horticoles lorraines et notamment les obtentions de Victor Lemoine (1822-1911) sont mis en culture au Jardin Botanique Jean-Marie Pelt.

Chapelle Sainte-Valérie
La Chapelle Sainte-Valérie
Une chapelle dédiée à Sainte Valérie surplombe la rocaille de l’alpinum. La chapelle faisait partie du domaine du Château du Montet situé au dessus du jardin botanique. Elle a été édifiée par le baron Seillière, propriétaire du Château de Montet de 1868 à 1888. Une autre chapelle, plus ancienne, est située au coeur du château. Elle fut créée en 1534 et a servi de sépulture à la famille des barons du Montet jusqu’en 1879.

Alpinum du Jardin botanique Jean-Marie Pelt
L’alpinum
Installé sur un terrain de 3000 mètres carrés en forte pente et couvert de rochers, l’alpinum du Jardin botanique Jean-Marie Pelt a été créé dans les années 1980. Avec plus de mille espèces présentées, l’alpinum du Jardin botanique Jean-Marie Pelt rassemble une des plus grandes collection française de plantes alpines de plaines et de moyennes montagnes. L’alpinum se présente comme une succession de petites rocailles consacrées chacune à une région montagneuse du globe, des massifs d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Asie et de quelques régions australes. La présence importante de roches, bassins, cascades et sentiers sinueux contribue à donner un aspect montagnard à l’alpinum. L’eau est naturelle, puisée directement dans une source située sous la chapelle. (voir mon reportage sur les Plantes de rocaille)

Calluna vulgaris ‘Elsie Purnell’
Les plantes alpines se sont adaptées à des conditions climatiques sévères afin de résister à des températures très basses, des vents violents, un fort enneigement, une humidité importante, une forte insolation et une luminosité importante. Au delà du climat, d’autres facteurs déterminent la répartition des plantes en montagne comme l’altitude, l’exposition et les caractéristiques physiques des sols et la nature chimique de la roche mère, calcaire ou acide qui va conditionner le type de sol et la croissance des plantes.

Ophiopogon planiscapus ‘Nigrescens’
Pour s’adapter à ces conditions climatiques extrêmes, les plantes alpines présentent un enracinement très développé pour ancrer profondément la plante, un port en coussinet ou des formes tapissantes plaquées au sol pour résister à la violence des vents, ou un cycle de végétation très court et rapide avec une explosion de la floraison entre la fonte des neiges de l’hiver et le retour des nouveaux flocons à l’automne.

Alpinum Jardin botanique Jean-Marie Pelt
Le verger conservatoire
Le verger du Jardin botanique Jean-Marie Pelt s’étend au dessus de la rocaille. Il regroupe une quarantaine de pommiers, une trentaine de variétés de poiriers, plus de vingt variétés de prunes, dont les mirabelles de Nancy, ainsi que d’autres arbres fruitiers tel le néflier.

Néflier, Mespilus germanica
Les écosystèmes lorrains
Un tour de la biodiversité du plateau lorrain est proposé avec des écosystèmes reconstitués au sein du jardin botanique. On y découvre l’étang, les mares, la pelouse calcaire, le sous-bois calcicole et d’autres écosystèmes qui hébergent une importante biodiversité. Une invitation à découvrir la flore, la faune et l’histoire des territoires du Parc naturel régional de Lorraine.

Salvia uliginosa Lamiaceae
Le jardin de l’évolution
Tel un arbre généalogique avec ses branches ramifiées schématisées par des allées, cette collection a pour vocation de mettre en évidence les liens de parenté entre les espèces végétales en proposant une classification des végétaux. On suit l’évolution et les modifications survenues au cours du temps chez les différentes familles de plantes.

Nicotiana alata, Solanaceae
L’arboretum
Bordé de prairies gérées en fauche tardive, l’arboretum forme un long ruban forestier. Il regroupe une collection de plantes ligneuses, des arbres et arbustes aux grands conifères. Les sentiers permettent de découvrir des espèces qui trouvent dans le jardin botanique des conditions climatiques relativement proches de celles de leur région d’origine.

Arboretum du Jardin botanique Jean-Marie Pelt
Le Jardin des roses
La visite de la roseraie du Jardin Botanique Jean-Marie Pelt commence par une allée bordée de formes sauvages, des espèces ou des hybrides naturels dont l’origine est parfois encore inconnue. Rose centifolia, rose de Damas, rose Alba, rose de Portland, rose de Bourbon donneront naissance à des milliers de rosiers hybrides, rose Thé, rosier polyantha, multiflora, rosier arbustif. (voir mon reportage sur l’Histoire des roses)

Roseraie du Jardin botanique Jean-Marie Pelt
Les roses d’André Eve
La roseraie du Jardin Botanique Jean-Marie Pelt a été crée en 1997 par l’obtenteur André Eve. Elle compte aujourd’hui près de 1400 pieds, près de 300 variétés de roses et 600 pieds de plantes vivaces. En 2021, une cinquantaine de nouvelles variétés de roses sont plantées pour compléter la collection de rosiers Eve. Il s’agit des dernières obtentions d’André Eve entre 2000 et 2020. (voir mes reportages sur André Eve et sur la Création des roses)




Légende des roses ci-dessus: en haut ‘André Eve le Jardinier des Roses’, ‘Carla Fineschi’, en bas ‘A chacun son Everest’ et ‘Génie Léonard’
Les agrumes
En été, les agrumes cultivés en caisses ornent la place pavée à l’entrée du jardin et le chemin qui mène aux serres, diffusant un parfum entêtant qui ravit les sens. On y découvre des citronniers, orangers, mandariniers ainsi que le bergamotier dont l’essence naturelle mélangée à du sucre cuit donne naissance naissance à la fameuse bergamote de Nancy.

Serres du Jardin botanique Jean-Marie Pelt
Les serres tropicales
Construites dans les années 1970, les 2500 m2 de serres tropicales abritent 6000 espèces de plantes. Elles permettent la conservation de collections remarquables d’Aracées tels les Arum, Anthurium ou Philodendron, de fougères tropicales, de palmiers, de plantes menacées des îles de l’Océan indien ou de plantes de la forêt tropicale humide.

Serre tropicale du Jardin botanique Jean-Marie Pelt
Une section rassemble des espèces tropicales, arbres, buissons, plantes grimpantes, annuelles, bulbeuses ou tubéreuses aux multiples utilisations. Ces plantes sont utilisées par l’homme pour se nourrir, se soigner, se vêtir ou se meubler. Selon les espèces, c’est le fruit, l’écorce, les feuilles, le latex ou les graines sèches qui sont utilisées. Parmi les nombreux fruits tropicaux, on peut citer le manguier, l’ananas, la passiflore ou le bananier, l’un des fruits les plus consommés au monde.

Bananier Musa acuminata
Une serre présente des plantes flottantes, aquatiques et semi-aquatiques qui illustrent la diversité d’adaptation des végétaux qui vivent dans l’eau, tel le nénuphar géant d’Amazonie, Victoria cruziana, impressionnant avec ses feuilles en forme de plateau qui peuvent mesurer jusqu’à 2 mètres de diamètre. Cette serre accueille également les espèces orchidées dont le vanillier, originaire du Mexique. (voir mon reportage sur la Vanille)

Nénuphar géant d’Amazonie, Victoria cruziana
Les plantes carnivores sont présentées dans une serre à travers leurs habitats d’origine. Quinze écosystèmes différents ont été recréés afin de présenter ces plantes étranges capables d’attirer, de capturer, de digérer les proies, d’assimiler les produits de leur digestion et les réutiliser dans leur métabolisme. Riche de plus de 650 espèces, cette collection de plantes carnivores est l’une des plus grandes de France. (voir mon reportage sur les Plantes carnivores)

Plante carnivore Sarracenia x gilpinii
Changement d’atmosphère dans la serre sèche qui rassemble les plantes de végétation de milieux arides que l’on nomme souvent à tort déserts. On y découvre les impressionnants cactus, les grandes euphorbes, les agaves, les aloès et d’autres plantes moins connues qui ont du s’adapter à des conditions de vie extrême, manque d’eau ou grandes variations de températures. (voir mon reportage sur les Cactus)

Collection de cactus
Cinq collections du Jardin botanique Jean-Marie Pelt sont labellisées par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS) :
- les aracées tropicales
- les fougères tropicales
- les plantes myrmécophiles
- les plantes carnivores
- les obtentions des horticulteurs lorrains

Plan du Jardin botanique Jean-Marie Pelt à Nancy
Jardin botanique Jean-Marie Pelt, membre des Jardins botaniques de France, labellisé Jardin remarquable, boutique, cafétéria, 100 rue du Jardin Botanique, Villers-lès-Nancy, Lorraine, Région Grand Est, France. https://www.jardinbotaniquedenancy.eu/jardin-botanique-jean-marie-pelt
Rendez-vous dans la rubrique Jardins, Est de la France, pour découvrir mes reportages sur les jardins de Lorraine:
- Guide des jardins de Lorraine,
- Jardin de Berchigranges, https://laterreestunjardin.com/jardin-de-berchigranges/
- Jardin botanique de Gondremer, https://laterreestunjardin.com/jardin-botanique-de-gondremer/
- Jardin pour la Paix à Bitche,
- Jardins fruitiers de Laquenexy,
- Jardin botanique de Metz,
Rendez-vous dans la rubrique Voyages, Europe, France, pour découvrir mes reportages sur la Lorraine :
- City Guide de Nancy, https://laterreestunjardin.com/nancy/
- City Guide de Metz, https://laterreestunjardin.com/metz/
- Massif des Vosges en hiver, https://laterreestunjardin.com/massif-des-vosges-hiver/
- Confiserie des Hautes Vosges, https://laterreestunjardin.com/confiserie-des-hautes-vosges/
- Notre-Dame du Haut de Le Corbusier, https://laterreestunjardin.com/le-corbusier-notre-dame-du-haut/
- La Ferme aux Rennes, https://laterreestunjardin.com/ferme-aux-rennes-vosges/
- Villa Majorelle à Nancy, https://laterreestunjardin.com/villa-majorelle-nancy/
- Ecole de Nancy Art Nouveau, https://laterreestunjardin.com/ecole-de-nancy-art-nouveau/
- Cristallerie Saint-Louis, https://laterreestunjardin.com/cristallerie-saint-louis/
- Site verrier de Meisenthal, https://laterreestunjardin.com/site-verrier-de-meisenthal/
- Boules de Noël de Meisenthal, https://laterreestunjardin.com/boules-de-noel-de-meisenthal/
- Musée du Moulin de la Blies à Sarreguemines, https://laterreestunjardin.com/moulin-de-la-blies/
- Musée de la Faïence de Sarreguemines, https://laterreestunjardin.com/faience-de-sarreguemines/

