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Adventices, broyat, engrais verts, grelinette, mulch… petit dico du jardinage bio pour respecter l’écosystème du jardin.

 

Dico du jardinage bio

Jardiner bio, c’est observer son jardin dans toute sa diversité. C’est soigner et nourrir sa terre avec des méthodes douces et naturelles pour qu’à son tour elle nourrisse et fortifie les légumes et les fleurs du jardin. Petit tour d’horizon du dico du jardinage bio.

 

Adventices: vous les appelez «mauvaises herbes». Ce sont les herbes indésirables, vivaces ou annuelles, qui poussent là où on ne les attend pas. Certaines sont pleine de vertus, parfois délicieuses à croquer, souvent très riches en oligo-éléments et méritent d’être introduites au tas de compost. Leur prolifération intempestive est contrôlée par le sarclage, le désherbage thermique, le faux-semis ou le mulching.

Bêchage: en jardinage biologique, on n’utilise la bêche que pour faire des trous. Le travail d’ameublissement se fait à l’aide d’une fourche bêche ou de la grelinette car un retournement complet du sol reviendrait à condamner les micro-organismes du sol qui transforment l’humus et les minéraux du sol en éléments assimilables par les plantes.

Binage: Il est utile pour ôter les adventices des planches de légumes et des parterres de fleurs et pour aérer le sol. Il maintient également l’humidité dans le sol en brisant la couche en surface. Il est nécessaire avant la pose d’un mulch.

Biodiversité: elle concerne tout ce qui est en vie sur notre planète et se mesure au nombre d’espèces animales, végétales et de micro-organismes qui existent dans les différents écosystèmes. La conservation de la biodiversité est considérée comme un élément essentiel du développement durable.

Bouillie bordelaise: on l’utilise pour combattre les maladies cryptogamiques et bactériennes. On l’obtient en faisant réagir ensemble du sulfate de cuivre et de la chaux. Mais il faut l’utiliser avec modération car elle augmente la teneur du sol en cuivre. Le cuivre qu’elle contient passe dans les plantes et est toxique pour l’homme à forte dose.

Broyat: les branchages, broussailles et tailles de haies sont broyés et réduites en broyat, un matériaux particulièrement précieux. Il est incorporé au compost après avoir été imprégné d’eau pendant 24 heures. On le dispose en couverture de sol au pied des arbustes pour limiter l’apparition des mauvaises herbes.

Calendrier lunaire: la lune et les planètes fournissent une énergie fabuleuse qui dope la croissance des plantes. Leurs différents rythmes nous indiquent les meilleurs moments pour semer, planter ou récolter les produits du jardin. (voir mon reportage sur Jardiner avec la lune)

Chrysope: portant de grandes ailes irisées et un corps vert ou bleu, on le surnomme le lion des pucerons. Particulièrement vorace, il dévore les pucerons, cochenilles, psylles, cicadelles et autres aleurodes.

Coccinelle: très efficace contre les pucerons, c’est un insecte utile en jardinage biologique. Mais il ne faut surtout pas acheter et introduire des coccinelles dans le jardin. C’est la nature elle-même qui permet l’accueil et la reproduction des insectes utiles.

Compost: on peut y incorporer feuilles mortes, déchets du jardin, déchets organiques de la cuisine, tailles des haies, sciures, mauvaises herbes, tontes de gazon, litière de petits élevage. Les matières azotées et carbonées vont fermenter et se décomposer pour enrichir la terre. (voir mon reportage sur le compost)

Cultures associées: les légumes, fleurs et aromates sont associés selon leurs affinités afin de ne pas faire concurrence au niveau des engrais, de l’enracinement ou du feuillage. Ainsi réunies, ces plantes poussent mieux et se protègent mutuellement contre les ravageurs et les maladies.

Désherbage thermique: il consiste à brûler la partie aérienne des jeunes plantules afin de provoquer l’éclatement des cellules, ce qui provoque la mort de la plante. Il est utile pour désherber les dallages et les chemins mais il ne fonctionne pas bien sur les plantes bien enracinées.

Engrais verts: phacélie, consoude, seigle… ces plantes à croissance rapide sont semées puis rapidement incorporées dans le sol afin de fournir une nourriture abondante et d’en améliorer la fertilité à long terme. Leurs racines remontent des profondeurs bon nombre d’éléments nutritifs qui seront disponibles pour les cultures suivantes.

Faux-semis: on l’utilise pour limiter la germination et le développement des jeunes plantules indésirables dont les graines sont enfouies dans les deux ou trois premiers centimètres du sol. On les laisse germer, puis on travaille à nouveau le sol très superficiellement afin de les détruire avant les nouveaux semis désirés.

Fertilisation: le jardinier nourrit le sol, le sol nourrit les plantes! Compost et fumier, engrais verts, poudre de sang, poudre d’os, poudre de roches, poudre de corne, guano, fientes de volaille, cendres de bois, patentkali, phosphates naturels pour enrichir le sol et compenser les déséquilibres en azote, phosphore, potasse, calcium.

Fumier: on appelle fumier toute déjection animale (vache, cheval, mouton, chèvre, porc, volaille) mélangée à la litière. Il nourrit le sol et en améliore la structure. Il n’est jamais répandu frais pour fertiliser le jardin mais doit être incorporé au compost.

Grelinette: cet outil sert à ameublir le sol. Très large, il est muni de dents et d’un levier qui permet de travailler le sol sans le retourner afin de préserver la faune vivante du sol en n’inversant pas les couches de la terre. La grelinette est inutilisable en sol très lourd où il faut utiliser la bêche ou la fourche-bêche.

Humus: dans un jardin, c’est la clef de la fertilité. L’humus est une substance noire et spongieuse qui améliore la structure du sol, retient l’air et l’eau. Il stabilise les minéraux et favorise le réchauffement du sol. On l’apporte au jardin sous forme de compost, de mulch ou d’engrais verts.

Lithothamne: appelée aussi maërl, c’est une algue calcaire utilisée en tant qu’amendement. Mais son exploitation est une menace pour les écosystèmes des zones de récolte. Comme alternative, on peut utiliser des calcaires d’origine terrestre et des poudres de roche.

Maladies cryptogamiques: le mildiou, l’oïdium et la pourriture grise sont provoqués par différents champignons parasites. Ces maladies apparaissent sous l’action conjuguée de l’humidité et de la chaleur.

Mulch: c’est une couverture du sol à l’aide de matières végétales qui protège les massifs contre le gel et empêche la venue des mauvaises herbes. Il ne peut jamais être incorporé au sol en profondeur avant d’être parfaitement décomposé.

Nématodes: ces vers microscopiques prolifèrent dans le sol lorsque les rotations sont trop peu variées et l’humidité excessive. Ils peuvent provoquer des déformations sur toutes les parties des plantes.

Nitrates: leur présence excessive dans les fruits et légumes est toxique pour l’organisme. La teneur en nitrates s’élève dans les cultures hivernales sous abri, lorsque la lumière manque. Les légumes contiennent moins de nitrates lorsqu’ils sont récoltés à maturité.

Rotation des cultures: elle évite de cultiver le même légume ou un légume de la même famille au même endroit pendant deux ou plusieurs années consécutives. Cette technique protège les réserves du sol car la plante n’en utilise qu’une partie.

 

A lire: «Dico du potager bio», Philippe Delwiche et Dominique Parizel, Les cahiers jardinage de Nature & Progrès Belgique. www.natpro.be

Rendez-vous dans la rubrique, Jardinage, Jardin bio, pour découvrir mes reportages sur le compost, le potager bio, le jardin mellifère, jardiner avec la lune, l’almanach du jardin, jardiner bio, les plantes qui soignent le jardin, le jardin nature de Philippe Delwiche ou cliquez sur les liens.

Dico jardinage bio

 

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