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La Cité Interdite fait partie de l’histoire de la Chine. Visite de cet ensemble de cours, pavillons et palais impériaux au coeur de Pékin.

L’ancien palais impérial

La Cité Interdite à Pékin est l’ancien palais des empereurs de Chine. Son nom traditionnel chinois est Zijing Cheng, la cité pourpre interdite. Le début de la construction de la Cité Interdite date de 1406 sous le règne de l’empereur Yongle. Pendant les siècles suivants, les empereurs Ming et Qing mirent une énergie considérable à construire et agrandir la ville en suivant la structure quadrillée de cet ensemble de palais commencé par ses fondateurs.

 

Porte de la Paix céleste

Nous accédons à la Cité Interdite par la Porte de la Paix céleste qui borde la Place Tiananmen. Elle faisait partie de la longue avenue qui, en arrivant du sud, menait jusqu’à la Cité Interdite. C’est un solide bâtiment en bois à double toiture en tuiles jaunes. Le ciel est bleu azur. Les touristes sont très nombreux, principalement des Chinois.

 

Porte du Méridien

La Cité Interdite couvre 72 hectares. Classée par l’Unesco, c’est l’exemple le plus abouti du développement des palais impériaux en Chine ancienne. Ce qui frappe, c’est l’uniformité de son ordonnancement sur un axe orienté Nord-Sud. Les structures taillées dans un bois très dur peint en rouge soutiennent des bâtiments tous rectangulaires couverts de tuiles d’argile vernissées jaunes, la couleur de l’empereur.

Son ultime entrée est la Porte du Méridien, nommée Wumen ou Porte du Midi. Construite au début du 15e siècle, ce massif fortin en forme de U se compose d’un bâtiment principal et de quatre tours. La Porte du Méridien donne accès à la cour extérieure de la Cité Interdite. Siège du pouvoir, c’était la partie administrative du palais, réservée à la vie officielle.

Porte du Méridien Cité Interdite Pékin (5)
Porte du Méridien Cité Interdite Pékin (4)
Porte du Méridien Cité Interdite Pékin (3)
Porte du Méridien Cité Interdite Pékin (1)

Cour de la Rivière aux eaux d’or

La Porte du Midi passée, nous découvrons la Cour de la Rivière aux eaux d’or, une vaste cour traversée par une rivière artificielle.

Les cinq ponts aux balustrades de marbre blanc sculptées de dragons et de phénix symbolisent les cinq vertus.

Porte de la Suprême Harmonie

La Porte de la Suprême Harmonie est un grand bâtiment posé sur une fondation de marbre. Il y a deux escaliers pour y accéder. L’empereur y donnait audience aux mandarins et militaires.

La Porte est gardée par deux lions de bronze, symboles de la puissance impériale.

 

Cour de la Suprême Harmonie

La porte mène à la Cour de la Suprême Harmonie. Cette cour pouvait contenir jusqu’à cent mille soldats. C’est la Cour de la Suprême Harmonie qui apparaît dans le film ‘Le dernier empereur’ de Bertolucci.

Pavillon de la Suprême Harmonie

Au bout de cette immense cour se dresse le Pavillon de la Suprême Harmonie qui est le principal palais de la Cité Interdite. Surélevé de cinq mètres sur un soubassement à trois niveaux de couches de marbre, c’est aussi le plus haut bâtiment de la Cité Interdite. C’est sur son trône en bois de santal que l’empereur présidait les cérémonies, recevait ses ministres et émissaires étrangers et délibérait sur les affaires de l’Etat.

Pavillon de la Suprême Harmonie Cité Interdite Pékin (3)
Pavillon de la Suprême Harmonie Cité Interdite Pékin (4)
Trône du Pavillon de la Suprême Harmonie Cité Interdite
Pavillon de la Suprême Harmonie Cité Interdite Pékin (5)

Pavillon de l’Harmonie du Milieu

Construit sur un plan carré surmonté d’un toit unique, le Pavillon de l’Harmonie du Milieu est le second palais de la cour extérieure. Ce pavillon permettait à l’empereur de se reposer entre deux cérémonies. Juché sur une petite estrade de couleurs, le trône de l’Empereur est un simple banc matelassé de jaune installé devant un paravent richement sculpté.

Pavillons privés de l’Empereur

La Porte de la Pureté Céleste donne accès à la cour intérieure de la Cité Interdite réservée à l’usage personnel de la famille impériale. Cette partie comprend les appartements privés de l’empereur qui y habitait avec son épouse, ses enfants et ses concubines. C’est là qu’il accomplissait les rituels et se reposait en contemplant ses magnifiques jardins privés.

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On la découvre dans un dédale de petites cours, de couloirs et de ruelles aux murs rouge pourpre.

Les toitures en tuiles vernissées sont garnies aux quatre coins des édifices d’êtres fabuleux en terre vernissée qui sont censés protéger la Cité et ses habitants de tous les dangers. La Cité Interdite est aujourd’hui un musée appelé le «Musée du Palais». Certaines salles renferment des laques, des bronzes, des céramiques, des peintures et de nombreux objets de la famille impériale parfois très anciens.

 

 

Jardin impérial

Composé d’une succession de jardins et de petits pavillons, le jardin impérial était le refuge le plus privé de la famille impériale et l’exemple le plus typique de la conception chinoise d’un jardin. Les pavillons parfois en forme de disque ou de tours s’harmonisent avec les arbres et les rocailles. Construit sous la dynastie Ming, le Pavillon de mille automnes est carré avec un toit rond et des vérandas sur les quatre cotés.

Pavillon de mille automnes Cité Interdite (3)
Pavillon de mille automnes Cité Interdite (1)

Colline de Charbon

Située tout au nord de la Cité Interdite, cette colline artificielle s’élève à cent mètres d’altitude. La terre provient du creusement des douves et des lacs de la cité. Entourée d’un des plus beaux parcs de Pékin, la Colline de Carbon offre une vue saisissante de la Cité Interdite avec en toile de fond la ville moderne.

Temple du Ciel

Nous prolongeons la visite de la Cité Interdite par celle du Temple du Ciel situé dans un immense parc au sud de la Cité Interdite. Trois temples s’échelonnent le long de la chaussée monumentale pavée de marbre.

Construit sous le règne de Yongle, empereur Ming (1403-1424), selon la cosmologie chinoise, le Temple du Ciel servait de lieu de culte pour les cérémonies officielles du solstice d’été.

Une série d’ensemble de neuf clous dorés agrémente chacune des portes du Temple du Ciel et de la Cité Interdite. Dans la culture chinoise, ce chiffre symbolise l’éternité.

En forme de rotonde, la Voûte céleste impériale était le temple proprement dit où l’on conservait la tablette du ciel. A l’extérieur de la Voûte se dresse un mur d’enceinte célèbre pour son extraordinaire acoustique.

La Salle des prières pour de bonnes moissons symbolise le ciel. Dominant le site, il est posé sur trois terrasses de marbres superposées et couronné d’une triple toiture de tuiles bleues. L’intérieur est un jeu de poutres et de colonnes chamarrées. Dans cet endroit ultra photogénique, nous avons assisté à une séance de photos de mode avec une top modèle à l’allure impériale.

Temple du Ciel Pékin (9)
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Plus d’infos: Centre Culturel de Chine, https://www.ccc-paris.org/ et https://www.merveilles-du-monde.com/Cite-interdite/

Crédit photos Agnès Pirlot et François Pirlot

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