Le ‘Dictionnaire amoureux des arbres’ d’Alain Baraton nous offre une balade ludique et érudite dans l’univers des arbres.
Jardinier, poète et historien
Célèbre pour ses chroniques sur France Inter, Alain Baraton est à la fois jardinier, poète et historien. Dans la collection ‘Dictionnaire amoureux’ éditée chez Plon, cet homme de la terre nous offre un vagabondage dans l’univers des arbres dont il est tombé amoureux en découvrant les jardins du Roi Soleil il y a près de 40 ans.

Symbole de force et d’enracinement
Depuis quelques années, nous ne regardons plus les arbres de la même façon. Symboles de force et d’enracinement, autrefois guérisseurs et sacrés, les arbres ont une histoire qui remonte parfois à la nuit des temps. Dans son ouvrage ‘Dictionnaire amoureux des arbres’, Alain Baraton nous fait partager son amour pour le monde végétal. Un livre écrit avec le coeur.

Parc de Versailles
«Les arbres m’ont transmis l’envie d’éternité. Ils m’ont donné comme pouvoirs la patience, la sagesse et une idée de l’immortalité. Depuis 1976, je veille sur les Jardins de Versailles, un domaine de 850 hectares. Ce parc extraordinaire est peuplé de bosquets, de parterres fleuris et de 350.000 arbres. Je sais combien les arbres sont précieux mais ils sont aussi fragiles.»

L’histoire des arbres
Le ‘Dictionnaire amoureux des arbres’ n’est pas un traité d’horticulture et on y parle très peu de botanique. Mais on y découvre beaucoup d’histoires. «Je n’ai pas voulu écrire un traité de botanique. Il y en a déjà tellement. Ce qui m’intéresse chez les arbres, c’est d’où ils viennent, l’origine de leur nom, à quoi ils servent, leurs propriétés médicinales, la saveur de leurs fruits. Mes propos sont très subjectifs. J’ai du faire des choix et je ne parle que des arbres dont j’ai découvert une histoire.»

Les aulnes de Venise
«Lorsque je visite un jardin, j’aime découvrir l’âge des arbres. Je me plais à imaginer à leur périple pour arriver jusqu’à nous. Saviez-vous que sans l’aulne, Venise n’existerait pas? Son bois presque imputrescible fut utilisé dès le 12e siècle à Venise pour fabriquer les pilotis sur lesquels furent construits les sublimes palais et églises. Plus d’un million de pieux d’aulne ont été nécessaires pour stabiliser la construction de l’église Santa Maria della Salute qui borde encore aujourd’hui le Grand Canal à Venise.»

Le poumon de la planète
Les arbres sont des êtres vivants. Ils sont le poumon de la planète. Le réchauffement climatique menace de nombreuses espèces. «L’arbre est un lieu de biodiversité. Il s’inscrit dans des écosystèmes indispensables pour les oiseaux, les insectes et les hommes. La canicule de 2003 a décimé de nombreux arbres à Versailles, dont le vieux chêne de Marie-Antoinette. Planté en 1681, c’était le doyen de tous les arbres du parc. Il a survécu aux révolutions, guerres et tempêtes, mais il n’a pas supporté la brutale élévation des températures.»

«Dans une centaine d’années, il n’y aura sans doute plus de hêtraies cathédrales dans notre pays. Le réchauffement climatique avec des hivers doux et ensoleillés et des étés chauds et secs met aujourd’hui les hêtres en danger. Ils devront s’implanter plus au nord pour trouver plus de fraîcheur. » (voir mon reportage sur les hêtres)

Légendes et symboles
Les légendes abondent à propos des arbres. «Pouvant vivre plusieurs millénaires, l’olivier est un symbole de paix pour les catholiques alors qu’il est la source de la lumière divine pour les musulmans. Sa feuille a été choisie comme emblème par l’Organisation des Nations Unies. Le buis et l’if sont un symbole d’éternité pour leur feuillage toujours vert. C’est pourquoi ils sont plantés dans les cimetières.»

«Dans la mythologie romaine, le chêne est lié à Jupiter. Pour les Celtes, il est sacré. Le houx est l’objet de nombreux contes et légendes dans les pays nordiques. On dit que c’est dans son branchage que se cachent les lutins. Un grand chef amérindien affirmait que les arbres parlent. Encore faut-il savoir les écouter… »

Dictionnaire amoureux des arbres, Alain Baraton, éd. Plon. https://www.editis.com/maisons/plon/
Reportage publié en 2022 dans L’Eventail (www.eventail.be)
Rendez-vous dans la rubrique Découvertes, pour découvrir mes Portraits mes reportages sur les paysagistes, Jean Noël Capart, Bas Smets, Nathalie Devallée, Jean Mus, Michel Desvigne, Dominique Eeman, John Brookes, Piet Ouldof, François Goffinet, Palick van Hövell, Christophe Sephar, Jules Buyssens, et les caisses à oranger des Jardins du Roi Soleil, et dans la rubrique Végétaux, Arbres et arbustes, mon reportage sur l’Arbre, symboles, mythes et légendes, L’Intelligence végétale, l’Arbre en phytothérapie, Le Hêtre, seigneur de la forêt et de mon jardin, ou cliquez sur les liens.


Merveilleux.
Dans mon jardin,mon cher Tilleul souvent me transmet qqs idées Pourtant je ne suis pas ésotérique Sa compagnie quand je travaille auprès de lui est d un réconfort et d un appui fantastiques.Nous veillons l’ un sur l’ autre …et c est merveille de se connaître…
Oui, les arbres sont des compagnons. Une force tranquille qui nous transmet de bonnes ondes.
Je suis limousin et je m’intéresse depuis peu au cormier.
Tout a commencé en découvrant cet arbre oublié dans le sud de l’Indre, à Celon, sur l’aire de repos de Val de Creuse.
C’est un bel arbre adulte, presque camouflé par un beau chêne
Comment faire pour qu’ils soient classés, les protégés, et les mettent pourquoi pas en valeur ? Les faire connaître pour que les cormes soient ramassées et des semis réalisés ?
D’après Éric Nowak, linguiste spécialisé dans le Poitevin-Saintongeais, à Orsennes pas si loin de Celon on nomme le cormier : corm’lé
J’espère que tout ça vous intéressera. Vive les arbres, vive le cormier !
« Un grand chef amérindien affirmait que les arbres parlent. Encore faut-il savoir les écouter… « qui est ce chef ?
Un chef Sioux? J’ai été voir votre site, votre démarche est très intéressante.