20 ans de journalisme,
la passion du voyage et des jardins.

Vert tendre des rizières, ocre rougeoyant du massif de l’Isalo, bleu turquoise des lagons… De Tananarive à Tuléar, balade envoûtante à Madagascar, au fil de la Route Nationale 7.

‘Tonga soa’, bienvenue à Madagascar

Dans l’avion qui me mène à Tananarive, je bavarde avec mon voisin, un prêtre malgache. Il m’explique que le pays connaît une grave crise économique. Oups! Il y a une quinzaine de jours, le pays a été traversé par un cyclone, le pire depuis 60 ans et il y a de graves inondations. Oups! Dans la mer, il y a des requins et dans les rivières, des crocodiles. Oups!

Heureusement, à l’aéroport, je suis accueillie par un chauffeur et un guide qui vont veiller sur moi pendant dix jours. Je suis invitée en solo pour un voyage de presse par Davy Marechal, patron de Madagascar Discovery (www.madagascar-discovey.com). Ce sera un de mes plus beaux voyages!

Dimanche, Antananarivo

On dit aussi Tananarive, mais tout le monde la surnomme «Tana». Je passe 24h dans la capitale où j’ai un hôtel de charme dans un ancien palais un peu vieillot. Je crois que j’ai la plus belle chambre avec une grande baignoire ancienne au milieu de la pièce. Tout est parfait, sauf qu’il n’y a pas d’eau chaude!

Après un délicieux petit déjeuner, mon guide vient me chercher. Il fait superbe et nous partons pour une balade à pied dans la vieille ville. Bâtie sur les flancs de plusieurs collines, la ville est un dédale de ruelles et d’escaliers, ce qui ne facilite pas la circulation. Dans la rue, les taxis sont tous des 2CV, 4L et Peugeot 205 rafistolés en bricolant de nouvelles pièces et il y a plein de vieilles antiquités qui roulent toujours, comme à Cuba.

Nous visitons le Palais de la reine dans la ville haute puis le Jardin botanique et le zoo de Tsimbazazaz. Grâce à mon guide qui connaît les gardiens, on a pu aller dans les coulisses et entrer dans la cage des lémuriens. On m’a barbouillé de miel et hops, j’ai eu plein de petits copains qui ont sauté sur ma tête pour lécher le miel, mon nez et mes oreilles. Sympa comme expérience…

Madagascar Tana
Madagascar Tana
Madagascar Tana
Madagascar Tana

Lundi, les collines sacrées d’Ambohimanga

Il faut sortir de la ville vers le nord et affronter 15 km de bouchons pour atteindre Ambohimanga, un site classé au patrimoine de l’Unesco. Cette ancienne cité royale fut longtemps interdite aux étrangers.

Sur cette colline sacrée, chaque bâtiment du palais en bois, chaque pierre sacrificielle, chaque figuier tortueux était investi de connotations solennelles et de rituels funestes. Lorsqu’un arbre mourait, sa dépouille, trop sacrée pour être arrachée, restait en place. A l’intérieur de l’enceinte du vieux palais, de vieux figuiers dont un Ficus baronii de 250 ans dispensent de l’ombre là où le roi rendait la justice et offrait des sacrifices aux dieux.

Une rampe mène au palais du roi en bois foncé et au palais d’été de la reine avec un très beau mobilier. Parquet en bois de palissandre, frise en cuir de Cordoue, lustre de Murano… On découvre aussi les tombeaux royaux. Le site est attachant et offre une vue magnifique sur la plaine.

Madagascar
Madagascar Ambohimanga
Madagascar Ambohimanga
Madagascar Ambohimanga

Mardi, la route Nationale 7

La capitale Antananarivo est reliée à Tuléar, au sud-ouest, par la RN7. 1000 km d’un fin ruban de macadam qui serpente entre des rizières, des hauts plateaux et des villages.

N’imaginez pas une route nationale. Cela ressemble à une petite départementale française où on dépasse rarement les 60 km à l’heure. Il n’y a pas un feu rouge et très peu de voitures, juste quelques camions qui croisent des charrois en bois tirés par des zébus. Ce sont des sortes de boeufs avec une bosse sur le dos.

On zigzague entre les nids de poule qui défoncent le macadam. On les appelle ici des nids de zébus, mais ils ressemblent parfois à de véritables trous de bombe! Le chauffeur conduit comme un chef et il reste imperturbable.

Il faut compter une bonne semaine pour savourer ces paysages magnifiques ponctués de sourires, de rencontres et de cultures.

 

Madagascar
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Madagascar
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Les hauts plateaux de l’Imerina

On sort de la ville et très vite, on se retrouve dans les hauts plateaux de l’Imerina, à une altitude 1600 à 2000m. La température de l’air est délicieuse, avec un beau soleil. Les collines servent de pâturage aux zébus. Le paysage fait penser à l’Ecosse, mais en plus exotique, avec de gros rochers de granit, royaume des vents et domaine des esprits de tous les ancêtres.

Il y a l’orange des terres en latérite souvent mises à nu par l’érosion, le rouge brique des petites cases carrées en briques cuites façonnées à la main. Elles sont couvertes de tôle ou de chaume et ressemblent à des maisons de Monopoli. Il y a aussi le vert tendre des rizières, des plaines herbeuses et des bosquets de pins et d’eucalyptus sur les hauts plateaux et de bananiers dans les vallées.

Madagascar Route Nationale 7

Eco-tourisme et artisanat

Dès qu’on traverse un village, ça grouille de monde et de petites échoppes. Les gens sont souriants et très accueillants. Mon guide me dit qu’il a reçu la mission de me montrer pendant tout le séjour le vrai visage de Madagascar. Chouette, ça va être intéressant!

Nous allons enchaîner des visites chez les artisans qui travaillent le bois, le sisal, le raphia, la soie naturelle, la paille de riz, le papyrus, le fer, l’aluminium recyclé… Je découvre les secrets de la vannerie, de la menuiserie, de l’ébénisterie, de la fonderie… Oups, je frôle l’indigestion! Je pourrais faire une thèse sur l’artisanat malgache…

Dans le village rural de Tangakatompo, nous sommes reçus par l’association des villageois qui organise des trecks dans la région avec la possiblité d’assister à des cérémonies traditionnelles comme le retournement des morts. Appelé Famadihana, cette fête a lieu tous les cinq ans environ, après la consultation d’un devin. Tout malgache doit le faire au moins une fois dans sa vie. Ils descendent à quatre dans le tombeau familial pour changer le linceul avant de le remonter et de le présenter à la famille. On organise à cette occasion une fête animée avec toute la famille, les amis, des chanteurs et des musiciens.

Nous faisons une halte à Antsirabe, une ville connue pour ses sources thermales. Le climat est frais et on cultive des pommes, des poires, des cerises et des châtaigniers.

Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar
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Mercredi, le lac de Tritriva

A l’ouest d’Antsirabe, nous suivons 17km de pistes pour rejoindre le lac volcanique de Tritriva, un lac sacré de 160 mètres de profondeur logé dans un cratère. L’eau est d’un bleu profond ou d’un vert opaque, selon le temps. Cet endroit dégage une impression étrange…

Je suis accompagnée durant toute la promenade par les gens du village. Ils sont très sympa et m’aident dans les sentiers escarpés autour du lac. A la fin de promenade, ils sortent de leurs sacs des pierres polies qu’ils vendent avec beaucoup de conviction! Une belle bagarre où chacun défend âprement sa marchandise. J’aurai du mal à faire plaisir à tout le monde. Je les quitte avec plein de cadeaux que je pourrai offrir à la Noël à ma nombreuse famille!

 

Madagascar lac Tritriva
Madagascar
Madgascar lac Tritriva
Madagascar

Le pays Zafimaniry

Le paysage de hautes collines est la porte d’accès au pays Zafimaniry. Le travail en bois sculpté de ce peuple forestier a donné naissance à une profusion d’ornements géométriques et symboliques. La région est ponctués de villages en bois classés par l’Unesco.

Pour atteindre le village d’Antoetra et découvrir les maisons en palissandre sculpté, nous suivons une piste de 25 km, soit 2h aller et 2h retour! Ici c’est normal…

Dans le 4×4, je suis secouée comme un prunier. Au début, je me demande vraiment ce que je fais ici. Ensuite, je lâche prise et je trouve tout merveilleux. Pour aller dans un village, le malgache fait bien 4h de marche à pied! La relativité du temps et de l’espace… Le coucher de soleil est sublime et nous logeons dans un éco-lodge perdu au bout du monde.

Madagascar Antoetra
Madagascar
Madagascar
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Jeudi, région d’Ambalamanaka

Le matin, nous croisons des villageois qui marchent pour rejoindre un marché hebdomadaire d’un petit bourg. Je fais le plein de photos. Il y a des outils agricoles en fer forgé de façon artisanale. Ce sont les mêmes que l’on utilisait chez nous il y a plus de 100 ans. Plus loin, des bottes de papyrus coupés dans les rizières. Les feuilles seront séchées et aplaties pour en faire un chapeau qui se transformera si besoin en un solide panier.

Les femmes tiennent les échoppes et surveillent les enfants. Les hommes travaillent dur dans les rizières coupant le riz à la faucille. Ils battent à la main les gerbes pour en extraire les grains de riz. Ils transportent les marchandises dans des charrettes en bois qu’ils tirent en marchant, ou plutôt en courant, un peu comme dans Tintin dans le Lotus Bleu.

Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar

Des millions de zébus

Nous repartons et le chauffeur enroule virages après virages. Le long du chemin, la forêt est clairsemée. Elle est malheureusement déboisée par les habitants qui font des feux pour faire du charbon de bois. Nous croisons des troupeaux de zébus en transhumance entourés de bouviers venant du sud jusqu’à Tana, soit 40 jours de marche à travers les hauts plateaux. Sur la route, le marché de zébus d’Ambavalo est consacré le matin à la vente et l’après-midi à la fête.

Madagascar Route Nationale 7

Les zébus ont été importés d’Afrique il y a longtemps. Il y a à présent 15 millions de têtes de zébus d’élevage et plus de 10 millions de zébus sauvages à Madagascar. Les zébus servent à tout! Viande et lait, peau pour la tannerie, cuir pour les chaussures, corne pour les objets d’art, sabot en poudre pour soigner les maux de tête… Sur la route, un groupe de villageois s’est rassemblé à la recherche d’une centaine de zébus volés!

Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar

 

Vendredi, la forêt tropicale de Ranomafana

Changement de décor et d’ambiance… Nous bifurquons vers l’Est pour rejoindre le grand Parc national de Ranomafana, une forêt tropicale classée par l’Unesco. En un coup, il fait chaud et humide.

Un guide du parc me propose un treck de deux heures dans la forêt. Je me couvre de la tête aux pieds. Les sous-bois grouillent de boas arboricoles, de phasmes, de scorpions, de mygales et de sangsues terrestres qui vivent dans les feuilles du pandanus. Il y a une famille de lémuriens bruns qui jouent dans les arbres à quelques mètres de nous. J’ai la chance d’observer l’ Hapalemur aureus, un lémurien doré ultra rare perché tout en haut d’un bambou.

Le guide me fait découvrir les plantes endémiques de l’île et leurs usages, tel le Ravenala madagascariensis, l’emblème national du pays, surnommé l’arbre du voyageur car ses grandes palmes en éventail sont gorgées d’eau. Il y a aussi d’innombrables orchidées et des fougères épiphytes.

A midi, on s’arrête dans un petit restaurant au bord d’une rivière qui nous sert de délicieuses écrevisses. Dans le jardin du resto, un gros boa se chauffe au soleil. Il sera attrapé par les jardiniers qui le relâcheront dans la nature.

Madagascar Ranomafana
Madagascar Ranomafana
Madagascar Ranomafana
Madgascar Ranomafana

Samedi, Fianarantsoa

Retour sur la RN7 et cap vers le sud. Nous visitons la vieille ville de Fianarantsoa qui s’étage sur plusieurs collines. Des escaliers et des ruelles étroites abritent des ateliers d’artistes et d’artisans et quelques demeures coloniales bien conservées.

Nous passons un dernier col et le paysage change. C’est le pays des pierres, de larges vallées avec des montagnes monumentales de granit et des plaines herbeuses qui servent de pâturages aux zébus.

Madagascar Route Nationale 7

Une petite balade dans une forêt nous permet d’admirer des familles de lémuriens chat qui jouent à cache cache. Ils ont une queue cannelée comme Julian, le héros du dessin animé de Steven Spielberg. Au fil des kilomètres, on descend en altitude. Il fait de plus en plus chaud et sec. On s’imagine dans la pampa.

 

Fianarantsoa
Fianarantsoa
Madagascar
Madagascar

 

Dimanche, le Parc national d’Isalo

C’est l’endroit le plus insolite que j’ai jamais vu! Le Parc national de l’Isalo est un énorme massif de grès. Il est d’une incroyable beauté, avec des canyons ciselés et des crêtes déchiquetées. Les pitons rocheux de cette montagne sacrée sont de couleur rouge, grise, vert, bleu ou jaune selon la lumière et les différentes strates de pierre.

Madagascar Route Nationale 7 Isalo

Je suis hébergée pour deux nuits dans un éco-lodge très luxueux. Le Relais de la Reine est un endroit sublime! Nous commençons la journée par une randonnée à pied dans la montagne. Idéalement, quelques jours sont nécessaires pour découvrir les différents circuits qui s’insinuent entre d’étroits canyons afin de remonter le cours des torrents jusqu’à leurs chutes. Nous arrivons à la fameuse fenêtre d’Isalo où il est de tradition d’assister au coucher du soleil quand l’ensemble du massif s’embrase.

Le propriétaire de l’hôtel me propose une visite guidée de son verger et potager bio qu’il entretient avec amour. Ensuite, direction les écuries où je monte un étalon fougueux! Je ne suis pas vraiment rassurée car il y a très longtemps que je ne suis plus montée sur un canasson! La balade se passe dans un décor d’une beauté exceptionnelle. Fabuleux!

 

Isalo Madagascar
Isalo Madagascar
Isalo Madagascar
Isalo Madagascar

 

Lundi, le Canal de Mozambique

C’est la dernière ligne droite vers le Canal de Mozambique qui sépare Madagascar du continent africain. Nous sommes dans la partie la plus pauvre de Madagascar. Au plus on se rapproche de la côte, au plus on sent l’Afrique. L’air est très pur. Les maisons sont en torchis, comme dans les cases africaines. La montagne passe par toutes les couleurs. Il y a le rouge de l’oxyde de fer, le vert gris du lichen, le jaune du souffre, le bleu du cobalt, le blanc du sable.

Madagascar Route Nationale 7

La route traverse la petite ville minière d’ Ilakaka. Elle a surgit il y a 25 ans quand on a découvert un filon de saphirs. On imagine bien les premières villes du Far West au moment de la découverte de l’or. Le centre ville grouille de monde et de magasins de pierres précieuses et semi-précieuses. A l’écart, les villages des mineurs sont tellement misérables que je n’ose pas photographier les cases en torchis et roseaux, à peine plus grandes que des niches de chien.

Le paysage change avec des collines en forme de plateau. On se croirait dans un dessin animé avec le coyote Bib Bib qui court dans un paysage un peu lunaire. Entre des buissons rabougris, j’observe les premiers baobabs, ces arbres géants en forme de bouteille ou de cruche. Leur tronc renflé en réserve d’eau leur permet de supporter les sécheresses les plus sévères, une forme d’adaptation qui leur a valu le nom d’arbre bouteille.

 

Madagascar
Madagascar
Madagascar
Madagascar

Le marché de Tuléar

Ville de poussière alanguie sur la côte, Tuléar paresse sous la chaleur écrasante du soleil. A l’entrée de la ville, nous visitons une collection de plantes endémiques et de plantes médicinales dans l’ Arboretum d’Antsokay (www.antsokayarboretum.org).

Un cyclopousse coloré m’emmène faire un petit tour dans la ville. Dans le marché aux coquillages, les échoppes sont tenues par des femmes au visage recouvert d’un masque couleur terre qui les protège du soleil.

Dans le marché central, il y a des échoppes de plantes médicinales. Les botanistes versés dans la médecine traditionnelle malgache ont recensé près de mille plantes médicinales utilisées dans l’île. Certaines ont de multiples vertus. Mais c’est souvent la dose qui fait le remède ou le poison!

Tulear Antsokay
Tulear
Tulear
Tulear

Le port de Tuléar marque la fin de la RN7. Nous terminons le voyage en longeant la mer bordée de salines et de mangroves de roseaux et de palétuviers. Notre dernière étape se fera au bord des lagons turquoises du village de pécheurs d’Ifaty. Un site exceptionnel pour la pêche et la découverte sous-marine dans les massifs coralliens accessibles en pirogue traditionnelle.

Mardi, l’ONG Bel Avenir et le Bloco Malagasy

Je visite l’ONG Bel Avenir située à Mangily. Cette association fait un travail remarquable pour la sensibilisation des enfants à la biodiversité de leur île.

Le pays était autrefois recouvert d’une forêt impénétrable. Sur une grande partie de l’île, la végétation forestière primaire, très riche en espèces endémiques, a été décimée. En coupant les arbres afin de fabriquer du charbon de bois ou en pratiquant le brûlis, la population a transformé les forêts en maigres cultures et pâturages.

Avec une école et un projet d’agroforesterie pour la réhabilitation écologique des zones forestières dégradée, l’association Bel Avenir s’adresse principalement aux jeunes générations qui seront le futur de ce pays.

Madagascar Ifaty
Madagascar Ifaty
Madagascar Ifaty
Madagascar Ifaty
Madagascar Ifaty
Madagascar Ifaty

Pour ma dernière soirée, j’ai un sacré coup de chance! L’association organise un concert de percussion animé par le groupe Bloco Malagasy (www.eaudecoco.org) dont s’occupe l’ONG. Ce sont des jeunes filles, entre 15 et 20 ans, qui vivent dans les quartiers les plus pauvres de Tuléar. Ce groupe de Batucado (percussion brésilien) les a sauvées de la prostitution. Elles sont belles, elles bougent comme des déesses et ont un punch d’enfer. Je commence à être ensorcelée par l’atmosphère si particulière de cette île.

Madagascar Tulear Bloco Malagasy

Carnet de route

Pour découvrir la flore de Madagascar, rendez-vous à la rubrique Découvertes Portrait, Leçon de Botanique à Madagascar.

– S’y rendre: Air France propose depuis Paris-Charles-de-Gaulle 4 vols sans escale par semaine vers Antananarivo. www.airfrance.fr.

– Quand partir: Situé dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées. Dans les hautes terres, le climat est généralement doux. En janvier et février, il fait chaud mais supportable mais en juillet août, il peut geler. A l’est, la chaleur et l’humidité sont omniprésentes tandis qu’à l’ouest, le climat est plus sec, surtout durant l’hiver austral, d’avril à octobre.

– Formalités: L’île est à GMT +3. (+2 en hiver et +1 en été de l’Europe de l’Ouest). Le visa d’entrée est obligatoire mais il est gratuit pour un séjour de moins de 30 jours. Aucune vaccination n’est exigée mais les préventions contre le choléra, la malaria, la fièvre jaune et l’hépatite sont néanmoins conseillées.

– Sécurité: Madagascar est un des pays les plus pauvres du monde. Les malgaches ont cependant une nature bienveillante vis à vis du touriste. En ville et dans les marchés, il faut se méfier des pickpockets. Apportez dans vos bagages quelques cadeaux, vêtements, petits carnets et crayons ou bonbons pour offrir aux enfants dans les villages.

– Circuit: Madagascar Discovery Agency organise des circuits sur mesure haut de gamme classiques ou à la carte. Indispensable, le chauffeur, plus éventuellement un guide qui, en plus de vous apprendre plein de choses sur le pays, veille sur votre sécurité et vous introduit dans les villages. www.madagascar-discovery.com

– Où loger:

Le Pavillon de l’Emyrne, hôtel de charme à Tana www.pavillondelemyrne.com

Lokanga Boutique Hôtel, superbe vue de la terrasse sur Tana www.lokanga-hotel.mg

Sous le Soleil de Mada, écolodge à Ambositra sur la piste des villages Zafimaniry http://souslesoleildemada.monsite-orange.fr

Le Relais de la Reine, aux portes du Parc National d’Isalo. Verger et potager bio. Comme au premier matin du monde! www.lerelaisdelareine.com

Hôtel Solidaire à Mangily, Ifaty, confortables bungalows au profit de l’ONG Bel Avenir www.hotelsolidaire.org et http://ongbelavenir.org

– A lire «Biodiversité. Madagascar. L’Eden fragile», textes de Lucille Allorge, photographies de Régine Rosenthal. Editions Privat, www.ilerouge.org

“Madagascar, l’Ile aux sorciers”, Nicole Viloteau, Arthaud

www.madagascar-tourisme.com

Reportage publié dans Life Magazine 2015 (www.life-magazine.be)

 

 

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