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Sur une façade, un pilier, une tonnelle ou une pergola, mes conseils pour faire pousser les plantes grimpantes.

 

Indispensables plantes grimpantes

Dans les villes en mal de verdure, sur les terrasses ou dans les jardins de campagne, les plantes grimpantes savent se rendre indispensables. En été, grâce à leurs feuillages, elles rafraîchissent l’atmosphère et prodiguent une ombre bienfaisante. A l’époque bénie de leur floraison, elles transforment un mur banal en une draperie parfumée. En hiver, certaines lianes au feuillage persistant attirent le moindre rayon de lumière. Suivez mes conseils pour bien les utiliser.

Etudier le support

Couvertes de fleurs ou de feuillages, les plantes grimpantes sont capables de masquer des bâtiments disgracieux mais peuvent également créer des espaces plus intimes dans le jardin, alléger une clôture, draper un pilier, souligner le contour d’une porte, d’une corniche ou d’une fenêtre ou rythmer une allée. Tous les aménagements sont possibles à condition de bien étudier le support et de l’adapter à la nature des végétaux.

Grimper ou ramper

Les plantes grimpantes se méritent. Souvent difficile à maîtriser, ces longues tiges herbeuses ou ligneuses généralement molles, souples et peu ramifiées ont une fâcheuse tendance à ramper. Pour se décider à grimper vers la lumière, il leur faut impérativement un appui. Dans la nature, ce support leur est offert par une plante voisine plus haute, comme un tronc d’arbre, une pierre ou un rocher.

Un support vertical

Au jardin, les plantes grimpantes s’accrochent à tout ce qui est vertical, les murs et les façades, les pergolas et les tonnelles, les treillages et les grillages, mais également les arceaux et les portiques, les piliers et les tuteurs. Il faut prévoir des supports très solides car leurs branches sont parfois pesantes, surtout lorsqu’elles portent une floraison abondante.

Difficiles à maîtriser

Certaines plantes grimpantes échappent à notre contrôle et s’obstinent à escalader le support par la droite quand nous aimerions les voir couvrir le flanc gauche. Plus têtues que les glycines, on ne connaît pas. Les espèces venues de Chine s’enroulent naturellement de gauche à droite tandis que celles du Japon le font de droite à gauche, allez savoir pourquoi…

S’accrocher ou s’enrouler

Seules les lianes pourvues de crampons ou de ventouses comme le lierre, la vigne vierge ou l’hortensia grimpant s’accrochent d’elles-mêmes à un mur et peuvent couvrir de grandes surfaces. Les autres plantes ont besoin d’être guidées sur un lattis, un treillis ou un fil de fer. Ne collez pas ces supports tout contre le mur. Ils doivent être écartés par des cales à 5 à 10 centimètres de la paroi au moins pour permettre aux vrilles ou tiges volubiles de s’y accrocher.

Mais comment font-elles?

Les plantes grimpantes ont différentes façons de s’accrocher, se hisser ou s’enrouler sur leur support.

  • Les tiges volubiles. Elles cherchent leur soutien par des mouvement de torsion. Certaines sont très actives. Par exemple, le liseron fait le tour de son tuteur en deux heures. La glycine est difficile à maîtriser et ses branches devenues ligneuses sont capables de tordre une gouttière.
  • Les vrilles. Filiformes, elles sont le résultat de la transformation du pétiole d’une feuille. C’est le système d’accroche de la vigne, du chèvrefeuille et de la clématite qui s’enroulent autour du moindre fil de fer ou fin treillage. Les branches s’y entortillent sans que vous ayez à intervenir. Si on guide souvent les clématites sur un tuteur, elles préfèrent cependant s’appuyer sur un autre arbuste.
  • Les crampons. Ces racines aériennes qui apparaissent le long des tiges face au support permettent au lierre et à l’hortensia grimpant de s’accrocher directement aux briques, pierres ou crépis et même sur les troncs des arbres.
  • Les ventouses. Ces petits disques adhésifs ressemblent aux pattes de lézards tropicaux. La vigne vierge s’accroche de cette manière, se collant littéralement à n’importe quelle paroi, si plane soit-elle.
  • Les aiguilles. Certains arbustes comme les rosiers lianes ne possèdent que leurs aiguilles pour s’accrocher. Mais il faut souvent les guider et les attacher. Les plus vigoureux sont les rosiers sarmenteux. Leur floraison ne dure que quelques semaines, de mai à juillet, mais elle est spectaculaire.

Contre un mur

Si vous installez une plante grimpante au pied d’un mur, écartez-vous de 50cm et creusez un trou profond et large que vous remplirez d’un bon terreau de jardin enrichi d’un amendement organique. Installez la plante en biais, la tige vers le mur ou le support auquel elle doit s’accrocher. Si l’arbuste couvre tout le mur, taillez-le à un mètre de votre toiture pour éviter que les branches ne se glissent entre les tuiles ou ne bouchent les gouttières.

Quelles plantes, quelle exposition?

  • Au Nord: c’est l’exposition la plus froid et la moins lumineuse. Trois champions s’y plaisent, le lierre, l’hortensia grimpant et le jasmin d’hiver.
  • A l’Est: c’est l’exposition idéale pour les plantes qui apprécient le soleil levant, le chèvrefeuille, la clématite, le houblon doré et la vigne-vierge
  • Au Sud: c’est l’exposition chaude que l’on réserve aux plantes frileuses qui aiment le soleil, la vigne décorative, le kiwi et le jasmin officinal
  • A l’ouest: moins brûlante que le Sud, cette exposition très lumineuse plaît aux rosiers grimpants, à la glycine et la bignone

En bacs ou en jardinière

Les plantes grimpantes se laissent volontiers apprivoiser dans un pot ou une jardinière. Chèvrefeuille s’enroulant sur votre balcon, clématite à petites fleurs grimpant le long d’un treillage, claustra fleuri d’un rideau de rosier grimpant, tout est possible. Comme toutes les plantes cultivées en pots, il vous faudra cependant redoubler de soins à leur égard. Un grand pot pour donner de la place aux racines, un bon substrat de plantation à base de terre de jardin et de terreau, des arrosages très réguliers et des apports d’engrais en période de végétation et vos plantes grimpantes vous donneront toute satisfaction.

Vrai ou faux?

  • Les plantes grimpantes abîment les murs. Vrai. Les racines aériennes du lierre qui se collent aux surfaces des murs sont difficiles à éliminer.
  • Les plantes grimpantes apportent de l’humidité. Faux. L’eau de pluie glisse sur le feuillage, gardant le mur au sec. De plus, les racines assèchent le pied du mur car elles absorbent l’humidité
  • Les plantes grimpantes protègent du froid. Vrai. Le feuillage protège les murs contre les vents froids et forme une sorte de coussin d’air, au microclimat favorable.
  • Les plantes grimpantes offrent un abri pour les insectes. Vrai. Mais ces insectes offrent de la nourriture aux oiseaux qui y trouvent refuge pour nicher.

Reportage publié en 2019 dans Jardins & Loisirs (www.jardinsetloisirs.be)

Rendez-vous dans la rubrique Végétaux, Arbres et arbustes, pour découvrir mes reportages sur le Guide des Plantes grimpantes, sur les Rosiers grimpants, sur les Lierres et sur les Clématites ou cliquez sur les liens.

 

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