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Gros coussins bordés d’étoiles ou hautes brassées de marguerites aux teintes superbes, les asters sont les têtes couronnées de l’automne.

Un monde magique

Qui aurait cru que ces petites plantes en godet mises en terre au printemps ou en automne seraient capables, en une saison, de s’élancer à près d’un mètre et de fleurir? A l’évidence, les asters font partie de ces plantes vivaces qui se font oublier une partie de l’année et qui nous éblouissent en automne par l’éclat de leur floraison.

Aster

Les premiers à fleurir

Certains asters fleurissent déjà au printemps et en été. Ce sont pour la plupart des espèces basses à fleurs simples convenant pour les bordures ou les rocailles. L’Aster alpinus est un petit coussin de 20cm de haut qui se couvre en mai juin de bleu, blanc ou rose selon les variétés. L’Aster amellus atteint 60cm de haut et porte de grandes capitules en juillet août. D’origine européenne, il est naturellement résistant aux maladies. A la fois d’été et d’automne, l’Aster frikartii produit de juillet à octobre une masse de marguerites aux étroits pétales violets.

Aster dumosus

Aster dumosus

Un coussin de bordure

L’Aster dumosus forme un gros coussin fleuri en septembre octobre. C’est la plante idéale pour fleurir les bordures et souligner les massifs. Sa taille oscille entre 30 et 60cm de haut. La souche produit des hampes si ramifiées que les innombrables fleurs dissimulent tout le feuillage vert sombre. Cet aster se plaît en situation ensoleille ou à mi-ombre, avec un peu de vent. Pour conserver des plantes saines et vigoureuses, il faut leur donner beaucoup d’engrais et les rajeunir tous les deux ou trois ans en sortant la souche de terre au printemps pour ne garder que les nouvelles pousses situées en périphérie.

 

Aster
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Aster
Aster

Dans un grand massif

C’est vers la mi septembre jusque fin octobre que la floraison des grands asters est à son apogée. Les plus connus sont les descendants d’espèces d’Amérique du Nord, Aster novae-angliae et Aster novi-belgii. Leur hauteur s’échelonne entre 50cm et 120cm. Tous raffolent du soleil. Question coloris, vous avez l’embarras du choix. Outre le blanc, ils déclinent une multitude de tons de bleu, mauve, rose, rouge, violet ou pourpre.

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Le nom botanique, Aster ou Symphyotrichum?

Le nom de Aster vient du grec qui désigne une étoile. Les asters font partie de la famille des Astéracées. Selon les nouvelles règles de la nomenclature des plantes en botanique, la plupart des espèces d’origine américaine tels les Aster novae-angliae et Aster novi-belgii ont été rebaptisées Symphyotrichum. Mais aucun catalogue de pépiniériste ne le présente sous ce nom là.

Aster n.b. Schoene van Dietliken

Aster novi-belgii Schoene van Dietliken

Aster novi-belgii, sensible à l’oïdium

Les Aster novi-belgii sont indifférents à la nature du sol. Ils acceptent même les terres de remblais, lourdes et compactes. Ils drageonnent et se ressèment inlassablement au point de se montrer parfois un peu envahissants, surtout si vous les laissez monter en graines. Leur défaut est une sensibilité à l’oïdium qui poudre de blanc leur feuillage lisse. La plante forme des rhizomes traçants. Pour les maintenir vigoureux et florifères et éviter les maladies, il faut les diviser tous les deux ou trois ans en éliminant le centre de la plante. Vous ne replanterez que les éclats périphériques dans une terre bêchée et enrichie de compost.

 

Aster n.a. Andeken an A. Potscki
Aster n.a. Super Rouge
Aster n.a. Alma Potschke
Aster n.a. Jason
Aster n.a. Quinton Menzies
Aster n.a. Lachglut

Aster novae-angliae, en haut ‘Andeken an A. Potscki’ et ‘Jason’, au milieu ‘Super Rouge’ et ‘Quinton Menzies’, en bas ‘Alma Potscke’ et ‘Lachglut’

Aster novae-angliae, plus résistant

Moins envahissants que leur cousin, les Aster novae-angliae sont habillées de feuilles velues plus résistantes aux maladies. Leur port élancé forme une touffe qui dépasse souvent le mètre. Ils se ressèment facilement et engendrent parfois des teintes inédites. La division est possible mais pas indispensable et la plante peut rester en terre de nombreuses années. On peut diviser la plante chaque année pour la multiplier, agrandir les parterres et faire des cadeaux à ses voisins.

 

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Nuages de fleurs

Les asters d’origine botanique ont aujourd’hui le vent en poupe. Ils sont appréciés pour leur allure légère et leur parfaite résistance aux maladies. La plupart portent également le nom botanique de Symphyotrichum. Ils forment des buissons vaporeux de 75cm à 120cm de haut couverts en septembre octobre de délicates petites fleurs aux teintes pâles.

Aster ericoïdes First Snow

Aster éricoïdes ‘First Snow’

L’Aster ericoïdes à feuillage de bruyère est le plus connu. Il fleurit en nuages blancs, rose ou mauve pâle. C’est une plante typique des prairies américaines. L’Aster cordifolius joue aussi la carte de la légèreté. Il se pare d’un brouillard de petites fleurs simples qui l’enveloppent tel un voile. L’Aster lateriflorus porte des tiges dressées ramifiées de branches horizontales. Elles croulent littéralement sous une multitude de petites fleurs à coeur grenat. Un vrai bijou qui mériterait d’être plus largement utilisé.

Aster microphyllus Twilight
Aster pringlei Monte Cassino
Aster laterifolius Combe Fishacre
Aster pyrenaeus Lutetia

En haut Aster macrophyllus ‘Twilight’ et Aster lateriforus ‘Combe Fishacre’, en bas Aster pringlei ‘Monte Cassino’ et Aster pyrenaeus ‘Lutetia’

Autre splendeur, l’Aster pringlei offre un brouillard de fleurettes diaphanes. La variété à fleurs blanches ‘Monte Cassino’ est la plus connue mais il existe d’autres variétés intéressantes. Les fleurs coupées tiennent magnifiquement dans un bouquet. A découvrir aussi l’Aster macrophyllus qui supporte l’ombre et les terrains secs. Il porte des tiges très fines et souples terminées en bouquets de fleurs lavande à violettes aux fin pétales. Et l’Aster pyrenaeus ‘Lutetia’, une ancienne variété française qui ne dépasse pas 50cm de haut. Elle porte de grandes fleurs aux fin pétales mauve tendre de juillet à septembre.

Aster
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Bien les planter

Les asters sont des plantes vigoureuses et peu exigeantes. La plupart double de volume chaque année. On les plante lorsqu’ils sont en fleurs en septembre octobre pour avoir le choix des coloris ou bien de mars à mai. Pour faire une belle touffe fleurie, rassemblez 3 à 5 pieds d’une même variété, espacés de 30cm. Laissez 80cm entre chaque groupe de fleurs. Un sol léger et bien travaillé à la bêche et bien drainé est préférable à une terre lourde et argileuse. Apportez du terreau et du compost avant la plantation.

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Des plantes en pleine santé

Il faut tuteurer les grands hybrides pour les soutenir mais sans trop les serrer pour qu’ils ne ressemblent pas à un fagot! Vous pouvez aussi les pincer avant l’été. C’est à dire les tailler d’un bon tiers ou même plus au mois de juin. Vous obtiendrez ainsi des touffes plus basses et bien ramifiées qui résisteront mieux au vent. La floraison sera légèrement retardée mais le feuillage sera beaucoup moins sensible aux maladies et ne se dégarnira pas de la base. Après le premier gel, rabattre à la cisaille ou au sécateur les tiges à 10cm du sol.

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De belles associations

Les asters font merveille dans les plantations de style naturel en association avec les graminées et d’autres plantes à floraison tardive. Mariez-les à des arbustes ou d’autres vivaces comme les anémones du Japon, les heucheras, les héléniums, les rudbeckias, les sedums ou encore aux dahlias et aux lavatères. En choisissant bien vos variétés, vous obtiendrez un facilement un feu d’artifice de couleurs ininterrompues de mi-août à fin octobre.

Rendez-vous dans la rubrique Végétaux pour découvrir l’univers des graminées, des sedums, des heucheras et des dahlias qui assurent le décor du jardin en fin de saison ou cliquez sur les liens.

 

 

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