Il y a cent ans, la découverte du fabuleux tombeau de Toutankhamon enflammait les imaginations. Récit de la renaissance du pharaon oublié.
A la découverte du pharaon oublié
En 2019, je suis allée à Paris pour visiter l’extraordinaire exposition Toutankhamon, le Trésor du Pharaon. Un trésor riche de plus de cent cinquante objets authentiques provenant de la tombe de Toutankhamon. L’impressionnante Gare des Guillemins à Liège a proposé en 2020 une autre exposition tout aussi passionnante, Toutankhamon, à la découverte du pharaon oublié. Ce qui fait l’originalité de cette exposition c’est la reconstitution des trois chambres funéraires du jeune pharaon avec leur amoncellement de mobilier, coffres, vases, bijoux, objets rituels et insignes royaux qui transporte le visiteur dans les coulisses de la découverte du tombeau et de son trésor par Howard Carter et Lord Carnarvon. (voir mon reportage sur l’exposition le Trésor de Toutankhamon)

Au coeur de l’Egypte antique
Cette exposition d’envergure mondiale et inédite en Belgique a été organisée par Europa Expo sous la conduite d’égyptologues de l’Université de Liège. Avec de nombreuses pièces créées en Egypte par les ateliers du Musée du Caire et authentifiées par le Ministère des Antiquités Egyptiennes, les différentes reconstitutions offrent un moment de magie exceptionnelle aux visiteurs. Des produits utilisés pour les peintures murales jusqu’aux moisissures constellant les murs de la tombe, en passant par les procédés d’écriture utilisés en Egypte il y a plus de trois mille ans, aucun détail n’a été négligé!




Reconstitution des peintures de la chambre funéraire de la tombe de Toutankhamon, suivant les techniques de l’époque.
Une exposition immersive
La force de cette exposition réside autant dans sa capacité d’immersion que dans les objets originaux et mythiques qu’elle recèle. Subtil mélange entre ludique et didactique, entre immersion et narration, les décors plus vrais que nature et les espaces muséographiques qui font appel aux arts de la scène se partagent les faveurs du public. Le visiteur suit les traces de l’explorateur britannique Howard Carter et plonge littéralement dans le tombeau à peine ouvert du jeune pharaon. (voir mon reportage sur le Tombeau de Toutankhamon)


Copies en plâtre d’un bas-relief montrant la reine Tiyi et le roi Amenhotep III, les originaux se trouvent aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles et Musée de Berlin.
Le prince Toutankhamon
Toutankhamon est né vers 1335 avant J.-C. Il est le petit-fils de la reine Tiyi et du roi Amenhotep III, l’un des pharaons les plus brillants de l’histoire égyptienne.

Copie en plâtre montrant le roi Akhénaton, la reine Néfertiti et le disque solaire Aton.
Le père de Toutankhamon est Amenhotep IV, un pharaon hérétique de la 18e dynastie. Amenhotep IV a changé son nom en Akhénaton. Il a imposé un dieu universel Aton sous la forme d’un disque solaire dont il sera l’unique représentant sur terre. Son épouse est la belle Néfertiti. Elle donna naissance à six filles puis un héritier qui reçoit le nom de Toutankhaton.

Néfertiti, la mère de Toutankhamon. Le buste original se trouve au Neues Museum de Berlin
Le prince Toutankhaton prendra le nom de Toutankhamon en montant sur le trône. Il vit probablement le jour dans la résidence royale en Moyenne-Egypte, sur le site actuel d’Amarna. On voit ici la reproduction d’une chambre peinte du palais dans laquelle Toutankhamon a dû faire ses premiers pas.

Reconstitution des fresques murales ornant une partie d’un des palais royaux à Amarna.
Méritaton, sœur de Toutankhamon
Toutankhamon n’a guerre plus de six ans à la disparition de son père. L’aînée de ses soeurs, Méritaton, exerce un pouvoir de transition durant trois ans. Elle restaure la tradition polythéiste et le culte du dieu Amon.

Un jeune pharaon
Douzième roi de la 18ème dynastie pharaonique, Toutankhamon va régner pendant une dizaine d’années. Il épouse à l’âge de douze ans une de ses sœurs, fille d’Akhénaton et de Néfertiti. Malgré sa volonté de réhabiliter les anciens cultes, Toutankhamon est traité d’hérétique. Les pharaons qui lui succèdent ont effacé toute trace de l’enfant roi dans les temples et les monuments, pour oublier son règne.

La mort de Toutankhamon a lieu lorsque le jeune pharaon n’a pas atteint ses vingt ans. Il était d’une constitution sans doute fragile et souffrait de la malaria. On suppose que sa mort est due à une chute mortelle étant donné les lésions à l’arrière du crâne et au genou gauche. La mort en tout cas était inopinée. Il n’y avait pas de tombe prête. Il fut enterré dans un tombeau de taille modeste qui n’était pas destiné à une inhumation royale. Le rituel funéraire respecte toutefois scrupuleusement les traditions établies pour les funérailles d’un pharaon.

La Vallée des tombes
Si la tombe de Toutankhamon fut si difficile à localiser, c’est parce que, deux siècles après sa fermeture, elle avait été recouverte de gravats par les ouvriers qui préparaient celle du pharaon Ramsès VI. Dans les années 1910, un passage avait été tracé pour les visiteurs du site. Les touristes ayant priorité, Théodore M. Davis qui avait obtenu une concession sur le site avait pu fouiller partout, sauf en dessous de ce passage. Lorsqu’il abandonne ses fouilles en 1914, Davis déclare que «la vallée des tombes était à présent épuisée». Il se trouvait pourtant à deux mètres à peine de l’entrée du tombeau de Toutankhamon!

Howard Carter (1874-1939)
Howard Carter, peintre animalier
L’homme à qui nous devons la découverte du tombeau, Howard Carter, n’est pas un archéologue comme les autres. Carter avait hérité du talent de son père pour le dessin. A dix-sept ans, il est invité à partir en Egypte avec pour mission de copier les peintures murales de quelques tombes. La passion des fouilles va lui venir sur le terrain. Il travaille pour l’austère Sir Petrie dans les fouilles du site d’Amarna. Sir Petrie dira de lui «M. Carter est un garçon de bonne composition qui s’intéresse exclusivement à la peinture et à l’histoire naturelle. Je ne vois pas l’utilité pour moi d’en faire un fouilleur!». Quelle ironie!

Sir William Matthew Flinders Petrie (1854-1942)
Lord Carnavon, le mécène
Mais Howard Carter va s’accrocher et faire preuve de la persévérance qui semble l’avoir toujours caractérisé. Il fait ses propres recherches sur Toutankhamon, un pharaon qui semble avoir été rayé de l’histoire. Après quelques voyages en Egypte, il rencontre Lord Carnarvon, un riche héritier de la noblesse anglaise. Carter arrive à le convaincre d’acheter une concession de fouilles dans la Vallée des Rois. Carnarvon achète aussitôt la concession libérée. Mais ce n’est qu’après la guerre 14-18 que Carter et Carnarvon se lancent à la recherche du tombeau de Toutankhamon.

Georges Herbert, 5ème comte de Carnarvon (1866-1923)
La Vallée des Rois
Les fouilles se passent durant l’hiver, quand la chaleur de la Vallée des Rois est encore supportable. Après cinq saisons infructueuses, Carnarvon est sur le point d’abandonner. Il a englouti une véritable fortune dans les recherches. Il convoque Carter dans son château de Highclere pour lui signifier l’arrêt des fouilles. Carter le supplie de lui laisser encore une chance, juste une saison de fouilles en plus. Ce sera la bonne! (voir mon reportage sur la Vallée des Rois à Louxor)

Vallée des Rois à Louxor

Vallée des Rois depuis les collines environnantes à l’époque de la découverte du tombeau de Toutankhamon en 1923.
Une tombe inviolée
Malgré deux intrusions successives, sans doute peu de temps après l’inhumation du roi, la sépulture de Toutankhamon est demeurée pratiquement intacte. C’est sa position sous des huttes d’ouvriers plus tardives et recouvertes par les gravats du creusement de la tombe de Ramses V et VI qui permet au tombeau de Toutankhamon d’échapper aux pillages systématiques dont la nécropole royale des pharaons de la 18e dynastie fit l’objet au tournant du deuxième et du premier millénaire avant notre ère.



Un escalier de 15 marches
Le 4 novembre 1922, le jeune Hussein mène son âne sur le site des fouilles. Il creuse un trou dans le sable pour caler ses jarres remplies d’eau. C’est alors qu’il découvre une marche de pierre. Il prévient aussitôt de sa découverte Howard Carter. Peu à peu dégagé du sable apparaît un escalier de quinze marches s’enfonçant à quatre mètres dans le sol. Un mur est dégagé. Il porte le sceau officiel de la nécropole royale.

Le Comte de Carnarvon, Lady Evelyne et Howard Carter à l’entrée de la tombe, fin janvier ou début février 1923.
Le sceau de Toutankhamon
Pour Carter, il s’agit de la tombe d’un noble, peut être même d’une cache royale. Le lendemain, Carter télégraphie à Carnarvon : «Nous avons enfin fait une merveilleuse découverte dans la Vallée. Un splendide tombeau portant des sceaux encore intacts. Il a été recouvert dans l’attente de votre arrivée.» Trois semaines plus tard arrive le mécène britannique accompagné de sa fille, Lady Evelyn. Les ouvriers dégagent complètement l’entrée du tombeau. Carter peut lire sur l’un des sceaux le nom de Toutankhamon.

250 kilos d’or
Le 24 novembre 1922, Carter fait percer un trou dans une porte scellée. Il va découvrir un trésor contenant plus de 250 kilos d’or! «Au début, je ne pouvais rien voir, l’air chaud s’échappant de la pièce faisant vaciller la flamme de la bougie, mais maintenant que mes yeux s’habituaient à la lumière, des détails de la salle émergeaient lentement de la brume, d’étranges animaux, des statues et de l’or, tout le scintillement de l’or.»




«Lentement la scène devenait plus nette et nous parvînmes à distinguer quelques objets. Tout d’abord, juste en face de nous – nous le savions mais refusions d’y croire – se trouvaient trois imposants lits funéraires, dorés aux côtés sculptés en forme d’animaux monstrueux dont le corps était curieusement stylisé dans un but utilitaire, mais dont les têtes faisaient preuve d’un réalisme stupéfiant. En toute circonstance, ces figures auraient paru étranges, mais vues comme nous les vîmes, tandis que nos lampes électriques tels les feux de la rampe arrachaient aux ténèbres leur surface dorée et que leurs têtes projetaient sur le mur derrière elles des ombres fantastiques, distordues, ces créatures devenaient presque terrifiantes. Puis à droite, deux statues attirèrent notre attention ; deux statues de roi, noires, grandeur nature, en vis-à-vis telles deux sentinelles, pagnes et sandales d’or, armées d’une massue et d’une canne, le front orné du cobra sacré protecteur… »

Dans l’antichambre, photo prise par Burton le 23 décembre 1922.
Une caverne d’Ali Baba
La tombe se compose de quatre modestes salles. L’antichambre est encombrée d’un enchevêtrement de meubles, lits, sièges, trônes, coffres, lampes, outils. Il y avait aussi des bijoux, des insignes royaux, des accessoires de toilette, des statuettes rituelles et des objets magiques, des vases, de la verrerie, de la faïence, des paniers, des instruments de musique ainsi que des réserves alimentaires. L’intrusion des pilleurs en avait largement bouleversé la disposition. La magnificience de l’inhumation de Toutankhamon, de surcroit dans une petite tombe, laisse deviner le faste de son couronnement selon un rite immuable depuis de long siècles.




Dans l’antichambre, une des deux têtes de lit aux lions, coffret peint représentant le roi sous forme d’un sphinx debout terrassant les ennemis de l’Egypte, Carter et l’un des contremaîtres égyptiens émergeant de la tombe portent l’un des montants du lit funéraire aux hippopotames, le lit aux hippopotames dans la tombe, contre l’entrée de l’annexe. Janvier 1923.

La porte encore scellée menant à la chambre sépulcrale, après que la plupart des objets de l’antichambre eurent été retirés, dévoile les deux statues du roi grandeur nature placées contre le mur Nord qui montent la garde à l’entrée de la chambre funéraire, début février 1923, photo de Harry Burton.
Carter brûlait d’impatience de savoir si le corps de Toutankhamon se trouvait toujours en place. Il ne put pénétrer dans la chambre avec le sarcophage du roi que le 16 janvier 1923.

Carter, Lord Carnarvon et l’un des contremaîtres ouvrant les portes successives des chapelles funéraires de Toutankhamon
Les chapelles funéraires
Dans la chambre sépulcrale, le corps du roi était protégé par un ensemble de quatre chapelles en bois doré à la feuille. Comme des poupées russes, elles étaient emboîtées les unes dans les autres. Un immense sarcophage de quartzite se trouvait à l’intérieur. Dans celui-ci, deux cercueils en cèdre doré étaient également imbriqués les uns dans les autres. Le troisième cercueil, lui, était en or massif. C’est celui qui abritait la momie du roi. Il fallut dégager précautionneusement les chapelles. Carter imagina un système de poulies afin de détacher le lourd sarcophage et les cercueils.

Le visage de l’éternité
La momie est enfin mise au jour le 28 octobre 1928. Le visage du pharaon était couvert par un éblouissant masque funéraire en or massif de près de onze kilos. Un chef-d’oeuvre d’orfèvrerie composé de plus de 1200 pièces et incrustations précieuses, une tête de vautour, un collier, des yeux cernés de lapiz-lazuli et un visage à la symétrie presque parfaite, au poli extraordinaire. Ce masque est aujourd’hui la pièce maîtresse du Musée du Caire. Une véritable icône!

L’atelier de Thoumose
Cette plongée dans l’Egypte de Toutankhamon permet aussi au visiteur de s’inviter dans l’atelier de Thoutmose, sculpteur royal à la cour d’Akhénaton qui avait son atelier à Amarna. C’est en 1912 que l’égyptologue allemand Ludwig Borchardt exhuma le buste de Néfertiti. On découvre comment le célèbre buste fut conçu et réalisé. Les traits idéalisés de Néfertiti ne correspondent pas forcément à son physique. La reine Néfertiti est représentée comme le modèle, la femme la plus belle au monde.

La reine Elisabeth
Grâce aux archives personnelles de la reine Elisabeth prêtées pour l’occasion par le Palais Royal, l’exposition présente la double visite de la reine des Belges qui tint à assister à la découverte du tombeau de Toutankhamon, dès 1923. L’épouse d’Albert Ier, roi des Belges, est passionnée d’égyptologie. Elle a visité l’Egypte dans son adolescence avec sa tante et marraine l’impératrice Elisabeth d’Autriche, la célèbre Sissi, et en 1911 avec son royal époux.

Jean Capart, père de l’égyptologie belge
Une semaine avant la découverte de Carter, le 18 novembre 1922, la reine s’est rendue au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles pour visiter une exposition consacrée au centenaire de la découverte par Champollion du système d’écriture des hiéroglyphes. Elle décide de retourner en Egypte et de participer personnellement à l’évènement dont on parle dans le monde entier. Jean Capart, alors seul professeur d’égyptologie en Belgique, à l’Université de Liège va accompagner la reine en Egypte. L’impact de cet événement fut important sur le développement de l’égyptologie en Belgique, avec notamment la création de la Fondation égyptologique Reine Elisabeth à Bruxelles. (voir mon reportage sur Jean Capart)

Elisabeth reine des Belges et Jean Capart, lors de leur visite de la tombe de Toutankhamon en février 1923. Archives du Royaume de Belgique.
Un trésor inestimable
Il faudra à Carter dix années de travail pour dégager et inventorier les 5398 objets retirés un à un du tombeau. Chaque pièce fut photographiée par l’archéologue Harry Burton, celui-là même qui avait guidé Théodore Davis dans des fouilles sur le même site.

Si le trésor de Toutankhamon évoque d’innombrables objets en or, en ivoire ou en albâtre, les scientifiques parlent d’un autre trésor. La découverte de la tombe du roi en 1922 par Howard Carter a apporté à la science une somme incroyable de connaissances sur l’Egypte antique, sur le pharaon et son entourage et sur la vie quotidienne dans cette civilisation.

Howard Carter à la terrasse du Winter Palace à Louxor en compagnie d’officiels de la région.
Mais la tombe du jeune souverain n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets. Les centaines d’objets constituent pour les chercheurs aujourd’hui encore une mine inépuisable d’informations à décrypter, tant sur le plan historique que sur ceux de l’histoire de l’art, de l’histoire des religions et des rites, de l’histoire des techniques et des symboles.

Toutankhamon. A la découverte du pharaon oublié
Exposition pédagogique, immersive et narrative sous la direction scientifique de Dimitri Laboury et Simon Connor, chercheurs à l’université de Liège. Du 14.12.2019 au 30.08.2020, Gare TGV de Guillemins, Liège, Belgique, www.europaexpo.be
Crédit photos : Agnès Pirlot, Harry Burton, Jaron James, Europa Expo, Archives du royaume de Belgique, Musée Royal de Mariemont
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Quel magnifique reportage, c’est vraiment tout simplement SPLENDIDE et un grand BRAVO.
Merci Solange, c’est l’expo qui est splendide! Il faut y aller avec les enfants et petits enfants, car c’est très visuel.
Merci pour ce reportage. Je suis allée au musée du Caire il y a 12/13 ans . Ca a été une révélation. Comment un peuple était il aussi raffiné, quant en Europe on était encore dans la préhistoire !!!? Voir ou revoir cette exposition incroyable et superbe
Je n’ai pas vu l’ancien musée du Caire mais j’irai certainement au nouveau Grand Musée Egyptien qui va bientôt ouvrir ses portes en Egypte au pied des pyramides sur le plateau de Gizeh. En attendant, on peut admirer un partie du trésor de Toutankhamon à l’exposition qui se tient à Londres jusqu’au mois de mai 2020.
Whawww, magnifique!!!
Merci pour ce beau partage!
J’irai la voir pour sur!
(Bonne maman aurait adoré, elle était fascinée par l’histoire de Toutankhamon!)
Oui, Mamy m’avait emmenée voir l’exposition de Toutankhamon à Paris en 1967, j’étais toute petite, mais j’en avais gardé un souvenir ébloui!
Moi je dois faire un exposé sur l’égypte c’est trop bien!!!!!!!!!!