Le jardin d’Odette Rolin fait partie de sa vie. Il est la source de son équilibre et aussi de son bonheur. Son cahier de jardin nous dévoile ses grandes joies et ses petites mésaventures. Une vraie leçon de philosophie….
Le jardin des souvenirs
« J’ai reçu de ma mère le goût des jardins. Nous habitions près d’un bois en pleine campagne dans la région de Namur, au sud de la Belgique. Aussi loin que remontent mes souvenirs, je vous parle des années trente du siècle passé (1930), je la revois jardiner, en tablier kaki, gantée de cuir, toujours des paires dépareillées. Derrière la maison, nous avions un jardin à la française. On y accédait par un bel escalier fort bien dessiné. Il était pris d’assaut par les fleurs roses tendres délicieusement parfumées d’un merveilleux rosier grimpant, Madame Caroline Testout.
Les massifs du jardin étaient fleuris de dahlias et de pavots de Californie. Je me souviens des salades croquantes du potager, des bettes à la sauce blanche, des petits pois carottes exquis. A la fin de l’été, nous ramassions d’énormes paniers de prunes. Ma mère en faisait des compotes qu’elle stérilisait dans de grands bocaux en verre, les ‘wecks’ et que l’on rangeait à la cave pour l’hiver.

Une planche sur deux roues
Lorsqu’elle jardinait, ma chère mère tirait une invraisemblable planche sur deux roues provenant d’un landau d’enfant, munie d’un long manche garni d’une poignée en bois. Cet engin était une création du jardinier qui était bricoleur et forgeron à ses heures. Sur cette planche instable, ma mère posait son matériel de jardinage, des ustensiles en ferblanterie de toutes sortes. Elle avançait vers ses plates bandes de fleurs, un sourire enchanté sur son frais visage qui devenait assez coloré à la fin de ses exercices horticoles.
La terre du jardin était lourde et compacte. En ces temps, on n’imaginait pas acheter de la tourbe et du sable. C’est avec les cendres du feu de bois et du poêle de la cuisine, des feuilles mortes ou du terreau maison que l’on tentait d’améliorer la terre.
Parfois je voyais ma mère transporter de grands bidons, toujours sur sa planche à roulettes, un mélange innommable d’eau et d’engrais naturel récupéré dans le verger où l’on engraissait les moutons. Le mélange qui reposait quelques jours était malodorant mais très efficace. Aux endroits traités, les oeillets de poète devenaient gigantesques!

L’art du camouflage
Un jardin, c’est le reflet de nos qualités et de nos défauts. Etant d’une nature excessive, je veux la perfection sans jamais y arriver. Aussi, depuis toujours, je suis au milieu d’une perpétuelle bataille.
Lorsque nous habitions dans la périphérie bruxelloise dans les années cinquante (1950), nous avions un grand jardin avec des pelouses savamment tracées et bombées et des chemins symétriques se rejoignant autour d’un rond du plus bel effet. Aucun de vous, je l’espère, ne possède un jardin de ce type. Car, s’il procure de temps en temps des moments exaltants, par exemple lorsqu’un ami parisien de passage s’exclame «Mais, c’est Versssssailles…», il faut l’entretenir.
Ayant mis au monde une demi-douzaine d’enfants, j’étais constamment partagée entre l’envie irrépressible de jardiner et mes tâches familiales. Que voulez-vous. Toute ma vie, j’ai adoré mes jardins mais en même temps, je devais chasser la poussière du temps et nourrir à longueur d’années une famille vivement intéressée par les bonnes choses.
Après m’être épuisée à redresser les bordures et à traquer la moindre mauvaise herbe, j’ai commencé à tricher scandaleusement. Je n’entretenais que ce qui se voyait de la maison: deux belles lignes droites et l’arrondi gracieux du centre. Le parterre de roses du fond cachait le chemin de ronde où courraient les herbes folles.
Au fil du temps, l’expérience me permettait de bluffer de mieux en mieux pour faire de l’effet sans trop me fatiguer: haies proches de l’entrée parfaitement rectilignes, bas des arbres passés aux ciseaux, bordure de rosiers ratissée régulièrement, lignes de la tondeuse toujours bien visibles depuis la maison…

Maniaque du gazon
Un jardin doit être personnel et évolutif. Il faut plusieurs années pour cela et même les vrais amateurs de jardins évoluent toute leur vie.
Au fil de toutes ces saisons de jardinage, j’ai beaucoup évolué. Je suis devenue plus souple, plus rationnelle, tout en sachant bien mieux ce que j’aime et ce qui me déplaît.
Pendant des années, mes pelouses ont été tondues à des hauteurs différentes suivant la place qu’elles occupaient. Tout près de la maison, très ras chaque semaine et mes pelouses plus éloignées, plus haut et tous les quinze jours.
Progressivement, je suis devenue une maniaque du gazon. Lorsque l’on commence la ronde des désherbants sélectifs, des anti-mousses et des engrais, on devient vite esclave de sa pelouse et très critique. Heureusement, on peut prendre un grand plaisir à lutter contre le trèfle, le plantain, le chardon et la pâquerette. S’il faut tondre deux fois par semaine le gazon qui se trouve devant la maison parce qu’on y a mis trop d’engrais, il ne faut pas se plaindre!

Le carnet de bord du jardin
J’ai tenu depuis toujours un Cahier de jardin. Ce précieux document m’a beaucoup aidée à connaître, découvrir et cultiver mes fleurs et mes arbustes.
Dans ce cahier, je marquais donc ce qui me venait à l’esprit pour ma vie familiale en plus des réflexions sur la bonne marche du jardin. Jugez-en: «3 juillet: tuteurer mes dahlias et faire la vidange de ma voiture.» «10 mars: préparer les trous de plantation des rosiers, attention au fumier trop frais… prendre rendez-vous chez le dentiste.»
Le cahier contenait également des notes sur les caprices de la météo et mes émotions face à la beauté de la nature. «12 avril: la saison est très en retard et il fait très froid. Il neige et il gèle. Le démarrage de la végétation est très lent.» «25 août: année de sécheresse. Les rosiers ont été vraiment très beaux. Aujourd’hui, deuxième floraison des rosiers Iceberg et des roses rouge foncé. Je vais multiplier les rosiers car cela garni merveilleusement jusqu’aux gelées. Les mufliers aussi. L’année prochaine, il faudra les semer dans une caissette au mois de mai pour repiquer début septembre afin d’avoir des fleurs en automne.»

Repiquer, nettoyer, retourner, désherber…
Tout ce qui est à faire est noté dans mon cahier. «15 mars: repiquer les roses trémières, les pensées et les oeillets de poète, nettoyer le pied des roses, acheter 3 grands sacs de tourbe, nettoyer la bordure des iris, retourner le coin des dahlias avec du compost…» En marge, au fur et à mesure, une croix indique ce qui est fait.
Un jour, il y a bien longtemps, j’ai eu une conversation avec un jardinier d’un parc public. Il était vieux et calme. Son oeil bleu brillait tranquillement sous une broussaille de sourcils. Plein de sagesse et d’équilibre, il m’a donné un conseil précieux: «Les plantes ont le temps, prenez votre temps. Et si vous n’en avez pas beaucoup, faites un peu à la fois. Mais surtout, n’entreprenez pas trop et n’allez jamais trop vite.»
C’est en pensant à lui que je marque par exemple une série de points différents d’assez courte durée, car c’est vrai que l’on arrive plus facilement à bout de son travail en le fractionnant. En inscrivant la croix près de chaque ligne, on a l’impression d’avancer vraiment, sans découragement.

Des graines et des bulbes
Les plantations, les commandes de graines et de bulbes et l’endroit où sont installées mes nouvelles plantes sont aussi notés dans le cahier. C’est incroyable comme on oublie vite où se trouvent la campanule bleu marine et la spirée rose lorsque novembre noircit tous les feuillages et ne laisse apparaître qu’un petit bout de tige sèche et brune. Sans parler des oignons de narcisses ou de tulipes que l’on retourne avec ardeur en bêchant malencontreusement une bordure.
Souvent on me demande si je relis les pages anciennes de mon cahier. Et bien franchement oui. Du printemps à l’automne d’une même année, je le consulte tout le temps car cela m’aide énormément à ne rien oublier. Dès qu’une idée me vient, je l’inscris. Presque tous les soirs, lorsque le temps le permet, je fais un tour du jardin et c’est à ce moment-là que j’ai le plus d’idées. Je vois alors l’évolution de chaque plante et chaque buisson et, au fur et à mesure, des idées me viennent pour transformer et améliorer les parterres, dans ma tête, puis dans les pages de mon cahier et enfin en place dans le jardin.




La ronde des immortelles
Une de mes passions est la culture des fleurs séchées. Il y a des années, j’ai découvert chez des amis, pendues à un plafond, de ravissantes petites fleurs dans le style de marguerites roses. Elles étaient là depuis un an et avaient l’air d’être fraîchement cueillies. Mon amie m’a confié qu’elles étaient très faciles à cultiver. Du coup, je suis entrée dans la ronde merveilleuse mais épuisante des fleurs séchées. Statice, rhodante, hélichrysum, acroclinium, achillée sont ainsi semés en ligne ou repiqués chaque printemps dans mon potager. La floraison s’échelonne entre juin et octobre dans des tons merveilleux: jaune citron, orange cuivré, rose tendre ou bleu ciel. La cueillette est quotidienne et se fait avant le complet épanouissement des fleurs, de préférence l’après-midi par temps sec. Les petites gerbes de fleurs sont ensuite liées puis suspendues la tête en bas au plafond. Les poutres de la pièce d’entrée de ma maison sont ainsi garnies de fleurs. Pendant tout l’hiver, elles me rappellent que la belle saison reviendra.

Le charme des erreurs
Le jardin, c’est un ami qui vous parle et vous écoute et qui, parfois, vous comble de cadeaux. Mais c’est aussi une personnalité fort indépendante au caractère imprévisible qui n’en fait qu’à sa tête, vous résiste et vous contrarie.
Un jardinier a souvent des discussions avec l’herbe qui envahit ses parterres ou bien avec ses buissons qui étouffent les rosiers ou encore les pivoines qui s’écroulent le soir.
Il faut écouter les plantes et leur parler. Parfois elles vous répondent et vous donnent leur beauté. Mais parfois aussi elles vous tournent le dos et se moquent de vos soins. Et c’est cela qui est amusant, car un jardin n’est vraiment intéressant que s’il a de la personnalité. Les plantes ne font que ce qu’elles ont envie de faire, et c’est bien ainsi.
Lorsqu’on est amateur, on ne trouve pas toujours du premier coup le meilleur emplacement pour les plantes. Il faut avoir le courage de couper un arbre trop envahissant ou de changer de place tel arbuste fort joli mais qui n’est pas mis en valeur.
Mon mari m’a souvent reproché d’avoir la «bougeotte». Un magnolia a ainsi été baladé trois années à différents endroits du jardin. Le pauvre eut à chaque fois un choc dont il ne se remettait que lentement. Les pivoines aussi détestent être déplacées. Elles restent avec plaisir dix à quinze ans à la même place sans s’épuiser.

Un sapin dans une brouette
Les gros changements étaient programmés lorsque mon mari était en voyage, ce qui lui arrivait souvent. Je me souviens ainsi d’un grand conifère de trois mètres de haut que j’ai transporté sur une brouette à l’autre bout du terrain. Deux de mes filles, encore toutes petites mais aussi motivées que moi, étaient venues m’aider. Nous devions former un trio bien curieux. On tirait, on poussait, puis on a basculé dans une brouette l’énorme racine. On a traversé le jardin en essayant de garder l’équilibre, moi poussant la brouette en titubant et les deux enfants tenant les branches du mieux qu’elles pouvaient. Quelle aventure ensuite pour faire glisser le géant dans son grand trou de plantation et le redresser péniblement. Mais quelle satisfaction lorsqu’on a pu constater la reprise du sapin. Bien installé dans sa nouvelle terre, il nous a donné au printemps suivant toute une série de pommes de pin assez étonnantes. Au lieu de devenir brunes, elles sont passées par une superbe couleur rouge tout à fait exceptionnelle. La nouvelle terre lui donnait des idées…

L’épouvantail du soleil levant
Voici déjà 40 ans que je me suis installée avec mon mari dans une ancienne ferme restaurée d’un paisible village de Hesbaye. Côté rue, la cour est pavée et ce sont principalement les jardinières aux fenêtres et une longue bordure fleurie de plantes de rocaille au printemps et d’hortensias en été qui apportent de la couleur.
A l’arrière, le dessin du jardin est à la fois simple et assez structuré. Deux grands massifs d’arbustes taillés en boule se font face de part et d’autre du gazon. Ils sont bordés par des parterres de roses, de plantes vivaces et bisannuelles qui échelonnent leurs floraisons du printemps à l’automne. Des arbres fruitiers et une longue haie d’aubépine taillée en vague ferment le fond du décor. Une prairie qui accueille quelques moutons prolonge le jardin sur le côté, menant au potager où je cultive principalement des fleurs à sécher.
Par beau temps, le matin, ma chambre étant au soleil levant, je suis irrésistiblement attirée vers mes fleurs. Protégée par une veste chaude que j’enfile sur ma robe de chambre, je chausse mes bottes et me voilà partie dans la brume matinale avec un sécateur ou un sarcloir. Je ressemble certainement à un épouvantail à moineaux mais en revenant savourer mon petit déjeuner mérité, je suis la plus heureuse des jardinières.



Les coups de chance
Mes réussites sont souvent dues à des hasards ou à des coups de chance. On ne sait pas pourquoi une plante devient subitement très belle. Cela m’est arrivé une année avec une ligne de delphiniums. Ils avaient végété pendant quelques saisons et, un été, ce fut l’éblouissement.
La division des plantes prolifiques offre aussi de belles surprises, tel un aster nain d’automne d’un rose attendrissant. Il était tout maigrichon. Je l’ai divisé chaque automne jusqu’à en avoir toute une bordure. Il est parfois cruel de trancher d’un coup de bêche une plante qui ne m’avait rien fait. Et pourtant, c’est le meilleur moyen pour rajeunir et faire repartir vigoureusement une plante vivace.
D’une année à l’autre, ma technique de jardinage se perfectionne. Je divise telle primevère, change de place l’hémérocalle trop envahissante ou le dahlia trop haut. Il n’y a vraiment que mes rosiers que je laisse tranquille.

Le jardin au soleil couchant
Dans ma longue vie, j’ai eu plusieurs jardins. En les quittant, j’avais l’impression chaque fois de mourir un peu. Mais la vitalité de la nature m’imprègne si fort que je redémarre avec elle au quart de tour.
Pendant des années, il y avait dans mon cahier de jardin de belles listes avec des mentions «à faire». Maintenant que ma vie est au soleil couchant, je ne marque plus rien car ma longue expérience m’éclaire avec beaucoup de précisions sur ce qui est à faire ou plutôt sur ce que j’ai encore la force de faire. Quelqu’un vient m’aider pour tailler mes buissons, mais je m’occupe toujours de mes mixed-borders. Une bordure de plantes vivaces est compliquée à entretenir et, suivant la saison, humide ou sèche, en perpétuelle évolution. Cependant, lorsqu’elle est en pleine floraison, c’est un tableau inégalable.
Mon jardin est un vrai compagnon, plein de bons moments, de surprises, de joies… Il ne m’a jamais déçue même si parfois le soir, après une journée de luttes contre les mauvaises herbes envahissantes et la tonte des pelouses, je m’écroule de fatigue. Cependant en ces soirées-là, je pense déjà avec délectation à ce que je vais pouvoir y faire le lendemain.
On me demande souvent quel est mon secret. Je réponds que j’écoute les plantes que je leur parle. Je les aime. Et si vous tenez comme moi un cahier de jardin, en relisant les notes du passé, vous sentirez les parfums de l’aubépine et de votre rose thé, et vos mains ramasseront l’herbe fraîchement tondue de vos pelouses oubliées… »
Reportage publié dans les Jardins d’Eden 2013 (www.edenmagazine.be)


Magnifique, Agnès, j’ai déjà fait avec délice la visite du jardin de ta mère .
Je me réjouis de découvrir la suite !
Le jardinage a été pour ma maman une source de bonheur constante. Aujourd’hui, alors qu’elle a 95 ans, elle dorlote encore sur sa terrasse ses fleurs en pot qui sont véritablement opulentes. Je ne sais pas si c’est l’engrais ou parce qu’elle leur parle…
Bonjour,
Je viens de relire le superbe reportage sur le jardin de votre maman dans Eden.
Plein de bons sens, c’est un vrai bonheur de lire ce reportage
Je fais aussi depuis 5 ans, où j’ai créé un nouveau jardin, un carnet où j’écris tout ce que je fais et aussi mes idées
Malheureusement j’ai un tout petit jardin.
Je suis de l’IDF à l’est de Paris et je ne sais pas si le jardin de votre maman est visitable.
Merci pour votre réponse
Dites à votre maman son jardin est magnifiques et source d’inspiration
Bonjour Sylvine, ma maman n’est plus de ce monde et son jardin est dans d’autres mains, très bienveillantes, mais il n’est pas ouvert au public. Il nous reste son témoignage qui est une source de joie et d’inspiration. Bon jardinage…
Cela me donne envie de jardiner et les photos sont magnifiques
Merci Anne, j’écrirai mes articles en pensant à toi…
c’est fabuleux et que de souvenirs de l’époque Rhodienne! Bravo et merci d’avoir partagé cette belle page jardinage
Ce virus du jardinage, ce n’est que du bonheur…
Merci pour cette magnifique description. En lisant ces lignes, je revois tante Odette dans ses jardins.
Je repense en particulier à sa maison de Rhode où tante Odette ne se contentait pas d’entretenir son jardin mais avec plein d’amour, elle entretenait toute la drève de Lansrode.
Merci pour ce beau reportage et un grand bonjour de Myriam et Emmanuel
Que de souvenirs…
Ma maman a tiré sa révérence, à 95 ans. Voici quelques lignes qu’elle a écrit avant de quitter son jardin. « Mes fleurs, mes buissons, mes arbres, mes chemins et mes pelouses, vous allez dans quelques minutes devenir orphelin. Je vous laisse. Je vous ai beaucoup aimés, soignés, parlés. Je voudrais vous emporter avec moi, mais je ne puis. J’emporte votre souvenir et tout le bonheur que vous m’avez donné dans mes moments difficiles. J’emporte aussi vos parfums et vos couleurs. Adieu »
Chère Agnès
Michèle et moi-même avons découvert, et ceci avec émotion, combien votre maman était une bien belle personne.
Une « Dame », édifiante par sa gentillesse, un tendre et généreux sentiment de la vie, comme une bonne intelligence de la nature.
La simplicité des êtres de distinction, légers et profonds.
Un chemin de vie qui nous laisse les belles traces d’un amour tendre, passionné, au service de son jardin, de sa famille.
Quel texte splendide! Et quel cadeau d’avoir eu une maman qui a transmis cette forme-là d’amour…
Une passion du jardinage transmise de mère en fille. Mais ma maman avait d’autres talents, celui du piano, de l’écriture et surtout l’art de savourer les petits cadeaux de la vie…
J’ai lu attentivement le « journal de bord » de la jardinière qui était ta mère ! Sa passion rejoint la mienne. Moi également, je tiens un « agenda perpétuel » de mon jardin à Glimes avec bien des détails sur la taille, l’évolution d’une plante, son épuisement ou sa renaissance, l’arrivée spontanée d’une fleur prise pour une mauvaise herbe, etc.. Là je retrouve les mêmes impressions évoquées dans ce « carnet de bord » : observer et écouter mes plantes. Je te rejoins entièrement en disant que la « terre est un jardin », prenons-en soin !
Il nous reste heureusement le Journal de Bord de ma maman et quelques photos. Cela reste un beau souvenir…
Merci pour ce beau reportage, dans lequel j’ai retrouvé tant d’expériences de jardinière!
Et également l’importance du CAHIER! sans lequel je serais beaucoup moins organisée…
A bientôt, le plaisir de lire la suite de vos aventures!
Ma maman adorait écrire et son cahier de jardin était pour elle une source d’inspiration et d’évasion surtout quand elle le relisait l’hiver au coin du feu
Avec une hérédité pareille on comprend mieux votre passion ainsi que la qualité de vos reportages.
Moi aussi je jardine tôt le matin en robe de chambre mais parfois ça dure jusqu’à midi!
Merci pour le partage et à bientôt, j’espère.
Charmant et sympathique. Impressionnant. Espère tenir le coup de la même façon. Malheureusement, mon action en Afrique ne me laisse pas assez de temps pour le jardin et pour écrire un journal. J’avais pourtant la ferme intention de noter chaque année la date de floraison des plantes et arrivée de certains oiseaux migrateurs. Ce sera pour ma prochaine vie.
Mais Agnès
Quel bonheur de voir revivre tante Odette sous sa/ta plume
Merci pour ce délicieux comeback
Qu’est-ce que cela fait du bien !
J’y reimagine aussi ton oncle benoit qui suivait bonne maman Lily avec sa brouette pour les migrations saisonnières de plantes à Hulplanche.
Affectueusement
Vinciane
Quel merveilleux jardin! Si différent des jardins contemporains,
que de belles associations…et votre Maman tondant sa pelouse est touchante.
Si je garde les noms des plantes, je n’ai jamais pensé à un cahier…
Merci d’avoir partagé ces photos, ces écrits..
Merci pour ce magnifique article sur votre maman jardinière.
Les quelques lignes qu’elle a écrites pour dire adieu à son jardin sont très émouvantes.
Elle avait un merveilleux jardin … Je comprends son bonheur de le retrouver chaque jour.
Chère Agnès,
Merci pour cette jolie histoire, je me souviens très bien d’avoir visité le jardin de ta maman avec un groupe d’amies.
J’en ai rapporté une touffe de consoude que ta maman m’avait gracieusement donné! Elles sont toujours magnifiques et ont une fâcheuse tendance à tout envahir mais ce n’est pas grave! il paraît que c’est un excellent engrais!
A bientôt
kisses
Quel beau jardin et,surtout,quel beau témoignage d’un amour filial!
Merci, Chère Agnès, pour ce beau témoignage passion du jardinage que je découvre tardivement et qui ne va pas tarder à réjouir le souvenir inaltérable que Yves entretient déjà dans son cœur et dans sa pratique.. Je comprends à présent mieux d’où viennent certains de nos gentils différents: laisser visibles les sillons de la tondeuse ou (à nos débuts) éradiquer les herbes folles (quoique je lise dans un témoignage qu’elle préservait la consoude, qui recèle bien d’autres vertus médicinales que celle d’engrais naturel). Je partage avec votre maman le goût de jardiner avant ma toilette du matin (!), de m’y épuiser salutairement, d’émerveillement, de parler aux fleurs, aux plantes et aux arbres, et, pour évoquer une citation de Anna de Noailles souvent reprise par Yves, d’y écouter le silence dans la paix du soir.
Chère Nathalie, Je te connaissais pleine de talents mais pas le goût du jardinage. Je me réjouis de découvrir un jour ton jardin